Mardi, la Liga a voté pour une augmentation du salaire de Javier Tebas pour le convaincre de ne pas partir en Serie A. 

 

Javier Tebas a visiblement bien joué le coup. Une semaine après avoir reçu une offre “fascinante” de la Serie A, le boss de la Liga a vu les clubs espagnols voter pour l’augmentation de son salaire mardi lors d’une Assemblée générale. Comme le raconte Marca, Javier Tebas, dont le mandat expire en 2021, pourra désormais toucher 1,2 million d’euros net par an au lieu des 880.000 euros actuels, en plus de divers bonus qui pourraient atteindre 250.000 euros. Dans ce contrat similaire à celui d’un joueur, qui lui offre des émoluments quatre fois supérieurs à ceux de 2013, année de son élection, il y aurait également une clause de non-concurrence et la possibilité de toucher un salaire durant les 9 mois qui suivent la fin de son mandat s’il n’exerce pas des fonctions similaires dans un autre championnat.

 

Je dois d’abord en parler à ma famille”

Si la majorité des clubs ont voté pour, ce n’est pas le cas de tout le monde. Selon plusieurs médias espagnols, un total de cinq clubs se sont opposés à cette idée dont l’Athletic Bilbao et… le Real Madrid, le club préféré de Javier Tebas, tandis que l’identité des trois autres n’a pas été révélée. “On ne pouvait pas le laisser s’échapper”, a commenté Martin Presa, président du Rayo Vallecano (D2), parlant d’une “attaque” de la Serie A. “On voulait nous piquer une personne irremplaçable à court et moyen terme donc on a bien fait d’égaler leur offre”, a-t-il ajouté, cité par AS.

WhatsApp, Real Madrid, embrouille avec Roy Keane... Le fabuleux récit de Gerard Piqué

 

La Serie A, qui doit justement décider du nom de son président demain, lui proposait un salaire de 1,2 million d’euros pour être le nouveau directeur général. “Je dois d’abord en parler à ma famille », avait lâché le boss de la Liga, reconnaissant que l’offre était séduisante. L’objectif du foot italien, en pleine reconstruction, était de le recruter pour appliquer les méthodes utilisées en Liga, notamment pour séduire le marché chinois, et relancer le championnat à l’international via les droits télé que viennent d’obtenir Mediapro, société dirigée par un ami de Javier Tebas.