Après la mort brutale de José Antonio Reyes (35 ans), samedi dans un accident de voiture, Extremadura (D2 espagnole) va retirer son numéro 19. 

 

Ce sera son numéro pour toujours. Pour rendre hommage à Reyes, arrivé en janvier pour aider le club à se maintenir en D2, le président d’Extremadura a annoncé que le 19 ne serait plus jamais porté. “Nous allons le retirer parce qu’il a un propriétaire pour l’éternité, une légende du football que nous avons eu la chance d’avoir dans notre famille”, a expliqué Manuel Franganillo.

 

 

Comme il l’avait fait avec Cordoba la saison précédente, Reyes est venu pour contribuer au maintien d’Extremadura, 15e cette saison. Le gaucher, l’un des plus fameux du foot espagnol des années 2000, avait suscité un énorme enthousiasme chez les supporters en arrivant en provenance du Xinjiang Tianshan Leopard (D2 chinoise), pour le dernier challenge de sa carrière et retrouver notamment Diego Capel, ex-coéquipier de son club de coeur Séville. “Je n’arrive pas à croire que tu ne seras plus assis à côté de moi chaque jour dans le vestiaire”, a tweeté l’ailier espagnol.

 

 

 

Révélé à Séville, avant d’accéder à une renommée mondiale avec Arsenal, et de porter les couleurs du Real, de l’Atlético, de Benfica ou encore de l’Espanyol, Reyes est mort samedi matin dans un accident de la route qui a aussi coûté la vie à l’un de ses cousins, en plus d’avoir gravement blessé un autre membre de sa famille. D’après Mundo Deportivo, il aurait perdu le contrôle de sa Mercedes Brabus S550, sur une autoroute entre Utrera et Séville, à cause d’une vitesse de 237 km/h et d’un pneu sous-gonflé.

 

 

 

Le message de Cañizares

Parmi les nombreux hommages du monde du foot, l’ex-gardien Santiago Cañizares, qui a côtoyé Reyes avec la Roja, a d’ailleurs créé la polémique en évoquant l’excès de vitesse. “Conduire en excès de vitesse est répréhensible. Dans cet accident, il y a eu d’autres victimes en plus du conducteur. Reyes ne mérite pas d’être célébré en héros. Mais cela ne signifie pas que je ne regrette pas ce qu’il s’est passé et que je ne prie pas pour leurs âmes”, a-t-il tweeté, avant de reconnaître “s’être peut-être mal exprimé”.