Le crash aérien lui a enlevé son frère. Daniele Padilha, la soeur du gardien Danilo, tué dans un crash aérien avec son équipe de Chapecoense, a choisi de lui rendre hommage avec un tatouage. 

 

C’était l’un des héros de l’équipe, qualifiée pour la finale de la Coupe Sudamericana. Soeur de Danilo, le gardien de Chapecoense, qui fait partie des 71 personnes tuées dans le terrible crash aérien de Cerro Gordo (Colombie), Daniele Padilha a choisi un hommage qui résistera au temps. Entre les omoplates, elle a désormais un portrait du gardien, de dos, avec son maillot, son numéro 1 et une auréole au-dessus de la tête. «Mon ange, tu resteras à jamais dans mon histoire, dans mes mémoires, mes prières, mes pensées, a-t-elle écrit sur Facebook. Dans mon coeur, et à jamais inscrit sur mon corps».

 

 

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Alan Ruschel «ne se souvient pas de l’accident»

S’il faisait d’abord partie de la liste des miraculés de ce crash, Danilo Padilha a finalement succombé à ses blessures à l’hôpital. À bord, trois footballeurs ont survécu et parmi eux, le défenseur Alan Ruschel. Dans un entretien accordé au journal L’Équipe, son agent Diego Gomes raconte comment le père du Brésilien lui a appris la mort de quasiment la totalité de ses coéquipiers, après qu’on lui a caché la tragique nouvelle pendant plusieurs jours.

 

«Il ne se souvient pas de l’accident, c’est encore trop confus, raconte l’agent. Il a une sorte de trou noir.» Mais Alan Ruschel, qui a bien failli ne pas prendre cet avion, réalise qu’il est un miraculé et se trouve actuellement dans un état stable. Il aurait même déjà invité ses médecins à un barbecue, quand il sera rétabli.

 

Alan Ruschel et Danilo Padhila à bord de l'avion qui s'est écrasé

Alan Ruschel et Danilo Padhila à bord de l’avion qui s’est écrasé – Snapchat

 

 

Neto victime d’une pneumonie

Comme lui, ses coéquipiers Jackson Ragnar Follman et Helio Hermito Zampier Neto, ont survécu. Si le premier a dû être amputé et se trouve maintenant dans un état stable, le second respire encore à l’aide d’appareils et a contacté une pneumonie. Quant à la possibilité qu’un jour Alan puisse rejouer au foot, Diego Gomes avoue qu’elle est loin d’être la préoccupation actuelle, l’idée étant qu’il puisse déjà «revivre normalement».