Dans le Telegraph, plusieurs personnalités politiques dénoncent l’augmentation des tarifs pour devenir enfant mascotte en Premier League. 

 

Un moment magique et un gros business. Intro du spectacle de la Premier League chaque week-end, l’entrée des joueurs avec des enfants-mascottes cache en fait une réalité plus cynique. La raison : les prix de plus en plus élevés réclamés par les clubs, pouvant par exemple grimper à 830 euros par match à West Ham. A tel point que le député Julian Knight, en charge d’une commission d’enquête sur le sport, a décidé de faire pression sur les dirigeants (y compris en Championship) pour que des tarifs soient accessibles aux plus démunis. “Cela devient réservé aux riches, ce qui va totalement à l’encontre des racines ouvrières de ce jeu”, alerte l’élu conservateur, cité par The Telegraph.

 

 

S’il faut débourser au moins 600€ par match à Aston Villa, 450 à Norwich (+150 pour être aux côtés du capitaine) ou 415 à Tottenham, certains ne font heureusement rien payer. C’est le cas de plusieurs gros (United, City, Liverpool, Arsenal), qui sélectionnent par tirage au sort, ainsi qu’à Newcastle ou Southampton. “Si Southampton le fait, d’autres clubs peuvent donc le proposer gratuitement”, estime Julian Knight. Un combat qu’il mène également avec la FSA (Football Supporters Association) ou encore l’ex-ministre des Sports Gerry Sutcliffe. Ce dernier s’est étonné de voir qu’un abonnement annuel coûtait moins cher qu’être mascotte, un business qui peut rapporter aux clubs quasiment 600.000€ par saison. On a connu des plus beaux gestes en Premier League.