Après une grève il y a 15 jours, le public d’Alavés a organisé de fausses funérailles hier soir pour dénoncer les matchs le lundi. 

 

Des supporters habillés en noir, des banderoles “RIP” ou encore un faux cercueil : si Alavés a battu Levante lundi soir (2-0), le spectacle était surtout dans les tribunes. Dans le stade Mendizorroza, les supporters basques ont décidé de simuler les funérailles du “foot moderne” pour protester contre les matchs du lundi que la Liga a désormais l’habitude de lui réserver. “Sans public, il n’y a pas de passion, et sans passion, il n’y a pas de foot”, pouvait-on entendre dans les travées, au milieu de slogans plus acerbes comme “Haine éternelle pour le foot moderne”. Entrés dans le stade 5 minutes après le coup d’envoi, les membres du groupe de supporters Iraultza 1921 ont par ailleurs organisé cette action aux côtés de ceux de Levante, preuve que la colère gronde aussi parmi d’autres clubs.

 

 

15 jours plus tôt, pour la réception du Rayo Vallecano (défaite 0-1), le public d’Alavés avait déjà protesté en faisant grève. “C’est l’une des équipes les plus pénalisées par cette décision controversée de la Liga d’organiser des matchs le lundi”, s’était plaint Jorge Hinojal, porte-parole du parti Podemos (gauche radicale) à Vitoria, pour prendre la défense du public. Une décision d’autant plus dure à encaisser que le championnat dirigé par Javier Tebas impose aussi des sanctions pour les clubs ne remplissant pas assez leur enceinte pour les retransmissions télé. Il y a deux ans, le Celta avait été le premier à faire les frais de cette nouvelle règle, pour avoir été en dessous des 75% de remplissage requis.

 

 

 

Il reste toutefois un motif d’espoir pour les socios du club basque et 6e de Liga. Après de nombreuses protestations des supporters, la Bundesliga a annoncé en novembre qu’elle arrêterait les matchs le lundi à partir de la saison 2021/22, date de la fin du contrat actuel des droits télé, alors que la première rencontre de l’histoire du championnat organisée un lundi soir a eu lieu seulement un an plus tôt.