Dans un nouveau rapport, l’UEFA s’inquiète de voir les inégalités entre les clubs augmenter en Europe. 

 

Il n’y aurait donc pas qu’en France que les inégalités augmentent. Dans le foot européen, l’écart serait de plus en plus important entre les clubs les plus riches et les plus pauvres, d’après un nouveau rapport de l’UEFA. “En tant que garant du jeu en Europe, l’UEFA doit être attentive et prendre note des tendances moins bonnes observées dans le rapport”, a mis en garde Aleksander Ceferin, le président de l’organisation, parlant également de l’augmentation des salaires élevés et de la “concentration croissante des sponsors et des revenus marketing au sein d’une poignée de clubs”.

 

Malgré le fair-play financier, l’UEFA révèle que «les 15 premiers clubs européens ont engrangé 1,514 milliard d’euros de recettes commerciales et de sponsoring au cours des six dernières années (soit une hausse de 148 %), contre 453 millions d’euros pour les quelque 700 autres clubs européens de première division (ce qui représente une hausse de 17 %)» dans ce rapport cité par l’AFP et qui doit être publié aujourd’hui, jeudi 12 janvier.

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L’UEFA distingue également neuf “super clubs” – Arsenal, Chelsea, Liverpool, Manchester United, Manchester City, Bayern Munich, le PSG, FC Barcelone et le Real Madrid – dont les revenus annuels ont augmenté de plus de 100 millions d’euros. «Il y a une dizaine d’années, les recettes commerciales et de sponsoring étaient concentrées dans le sponsoring maillot et les accords avec les équipementiers, un peu de merchandising et un petit nombre de contrats de sponsoring locaux, note-t-elle. Pour la grande majorité des clubs, cela reste le cas, mais pour la douzaine de super clubs au niveau mondial, les recettes commerciales et les recettes de sponsoring augmentent, et les partenariats correspondants sont divisés et segmentés en un nombre de contrats plus élevé et plus lucratif».

 

 

Contents du fair-play financier

Pour conclure, l’UEFA a aussi fait dans l’auto-satisfaction. Elle s’est félicitée de son fair-play financier mis en place en 2010 qui a permis «une énorme réduction des pertes depuis son introduction, des investissements dans les infrastructures et des placements record des clubs». Sanctionné en 2014, le PSG doit quand même l’avoir encore mauvaise.