Quelques jours après son énorme pétage de plombs contre Boca Juniors, Nelson Vivas, le coach d’Estudiantes, assume et s’explique. 

 

Après Hulk ou encore Moundir, le club des arracheurs de chemise compte un nouveau membre : Nelson Vivas. Et ce depuis l’expulsion du coach d’Estudiantes contre Boca Juniors (0-0), dimanche 7 mai, qui a donné lieu à une séquence culte. Furieux de voir un penalty non accordé à ses joueurs, l’ex-international écope d’un carton rouge et craque totalement en déchirant sa chemise juste devant les caméras avant de rejoindre les vestiaires.

 

Mais pourquoi tant de colère ? “C’était la goûte d’eau qui a fait déborder le vase”, a expliqué Nelson Vivas qui parle d’une accumulation de “choses professionnelles” mais surtout “personnelles”. Un divorce “depuis 20 jours” et des soucis avec sa fille de 8 ans “qui pleure chaque matin” rentrent notamment dans cette case. “Depuis, on lui a fait payer à l’école. Ma fille de 18 ans a aussi été en boîte et les garçons s’enlevaient la chemises en lui disant “comme ton père »», a-t-il ajouté sur Radio Metro.

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Je ne suis pas violent »

Si la scène a fait rire beaucoup de gens, Nelson Vivas veut désormais en finir avec ce tempérament colérique hérité de son père. “Je ne suis pas violent mais je déteste cette part de moi”, a reconnu l’ex-joueur d’Arsenal, âgé de 47 ans, qui dit avoir eu “honte” en revoyant les images. “Je sais que je dois arriver à gommer cette facette de ma personnalité. Je suis convaincu que quelqu’un peut toujours changer », a assuré l’ancien de l’Inter Milan, dans l’émission No Somos Nadie.

 

D’autant que Nelson Vivas est un récidiviste. En 2013, alors qu’il coachait Quilmes, il avait frappé un supporter après une défaite. “Avec le temps, je me suis rendu compte que tout ça n’était pas normal, que je devais le corriger, et je veux le faire. Je vais réussir », insiste El Chango. Suspendu quatre matchs, le coach pourra toutefois être présent contre Gimnasia y Esgrima samedi en payant une amende. En chemise ? “Je vais venir en pull over”, a-t-il blagué.