Appelé par le Barça pour retrouver son identité de jeu, Quique Setién (61 ans) pourra compter sur sa maîtrise des échecs pour l’aider dans sa mission.

 

Plus qu’un club, et plus qu’un jeu. Tout juste appelé au chevet du Barça, pour faire vite oublier Valverde et la pauvreté des prestations, Quique Setién ne débarque pas seulement avec l’étiquette du fan de Cruyff et de la possession, déjà taillée sur mesure pour le club. En Liga, celui qui a rendu sexy Las Palmas et le Betis est aussi connu pour sa passion des échecs, dont il a toujours dit s’inspirer pour construire un jeu basé sur le contrôle de la balle, du temps et de l’espace.

 

 

Aux échecs comme au foot, c’est primordial de contrôler le centre, disait-il par exemple à l’époque du Betis, qu’il a ramené en Europa League après sept ans d’absence. L’important, ce n’est pas où sont placées les pièces sur le moment, mais où elles seront après”. L’ex-milieu international de Santander comparait alors Joaquin au fou et surtout Messi à la dame, parce qu’il “fait tout bien”. Déjà un coup d’avance.

 

 

Passionné au point de participer à des parties d’exhibition contre les grands maîtres Karpov et Kasparov – ami de Guardiola -, le remplaçant de Valverde assure aussi avoir gagné en tranquillité. “Avant, j’étais une personne et un joueur beaucoup plus impulsif qu’aujourd’hui, remarque-t-il. Prendre le temps de la réflexion, ne pas céder à la première chose que l’on peut voir. Analyser. Cela m’a apporté tout ça”, assure l’ex-coach du Betis, qui affichait 62,5% de possession de balle en moyenne en Liga 2018/19. Tout ça est plutôt rassurant pour les fans blaugrana, même si Valverde était lui aussi un fan de cette discipline, en plus de la photo.

 

 

 

Mon équipe jouera bien”

Sans surprise, l’ex-sélectionneur de la Guinée équatoriale a évidemment insisté sur le jeu lors de sa première conférence de presse au Barça. “Tout ce que je garantis, c’est que mon équipe jouera bien”, a promis celui que l’on surnommait déjà “le joueur d’échecs”, du temps où il évoluait à l’Atlético. À défaut d’avoir recruté un gros CV, le Barça a sûrement trouvé un coach avec des idées.