Presqu’un an après le malaise cardiaque de Pascal Dupraz en plein entraînement, ses fils Pierre Emmanuel et Julian reviennent sur cet accident dans L’Équipe

 

Le grand retour de Pascal Dupraz sur les terrains avait failli tourné court. Quatre jours à peine après sa signature à Toulouse, le coach savoyard est victime d’un malaise cardiaque en plein entraînement. “Je l’ai perçu comme un signe, un message à destination de ses joueurs, explique son fils Pierre Emmanuel (32 ans). Quelque part, je pense que ça a rapidement solidifié leurs liens.” Difficile de lui donner un tort puisque personne n’a oublié l’incroyable maintien de Toulouse en Ligue 1 quelques semaines plus tard et la causerie mémorable du coach face à Angers, filmée par les caméras de J+1 sur Canal+.

 

Les médecins vont en effet autoriser Pascal Dupraz a rester sur le banc toulousain. “Si les médecins avaient dit qu’il y avait un risque, on lui aurait dit d’arrêter”, assure Pierre Emmanuel, qui joue au club de Croix-de-Savoie. Le coach n’aurait visiblement pas été difficile à convaincre : “Il a eu très peur, nous n’étions pas là, raconte de son côté Julian (27 ans) qui trouve son père quelque peu transformé. Je pense que ça a changé sa façon d’être. Maintenant il me dit “je sais comment je vais mourir, ce sera du coeur.” Quelque part, ça le soulage de le savoir”, poursuit le fils du coach toulousain, déjà victime d’un infarctus en 2001.

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Il ne faut pas que je m’écroule comme en mars !”

Quelques mois plus tard, Pascal Dupraz en riait toutefois déjà. “Lundi je ferai gaffe : ce sera le 4ème jour d’entraînement. Il ne faut pas que je m’écroule comme en mars !”, avait-il tweeté en juillet dernier. Mais l’ex-coach d’Evian a perdu le sourire début décembre, quand il a reçu un avion en papier sur la tête avant de s’écrouler sur le bord du terrain lors d’un match à Rennes. Alors que beaucoup l’ont accusé de simuler, il avait évoqué son premier malaise cardiaque. “Ces braves gens ne comprennent pas qu’à 39 ans, j’ai eu un infarctus. Quand vous ne vous attendez pas à recevoir quelque chose sur la tête, ça vous fait mal et vous vous dites « tiens, est-ce que ce n’est pas un souci ici ? », avait-il réagi. Heureusement, il a visiblement retrouvé l’envie de rire depuis.

 

E.R.