De retour à Barcelone pour quelques jours, Pep Guardiola a apporté son soutien aux prisonniers politiques catalans.

 

Comment s’occuper pendant l’interminable trêve internationale ? Si hormis les joueurs appelés en sélection, tout le monde se pose la question, Pep Guardiola en profite pour revenir sur ses terres à Barcelone. L’occasion de revoir quelques copains mais surtout de rappeler son soutien aux nombreux militants indépendantistes catalans emprisonnés, qui ont reçu sa visite ce jeudi.

 

 

Merci Pep Guardiola de montrer aux prisonniers de Lledoners (le centre pénitentiaire) que le leadership passe aussi par l’engagement social et la solidarité, et nous rappeler que le travail en équipe n’a pas de limite”, a tweeté Jordi Cuixart, le président de l’association militante Omnium, depuis la prison. En attendant un procès début 2019, neuf dirigeants catalans sont en détention provisoire pour rébellion – une peine qui peut valoir 25 ans de prison – et leur rôle dans la tentative de sécession d’octobre 2017. On y trouve notamment l’ancien vice-président régional Oriol Junqueras, d’autres membres du gouvernement ainsi que Jordi Sanchez, ex-président d’une association militante comme Jordi Cuixart.

 

Des délits qu’ils n’ont pas commis”

En plus de saluer ses camarades, Pep Guardiola a prononcé un discours devant tous les détenus dans le cadre d’un programme sur la réinsertion lancé par le centre pénitentiaire, en compagnie du journaliste sportif Xavi Torres. Une visite que le coach, condamné par la Fédération anglaise à 22.500 euros d’amende pour avoir porté un ruban jaune en soutien aux militants, attendait depuis très longtemps selon les médias locaux.

 

Pep Guardiola

 

La situation n’est pas facile, a déclaré le coach de Man City en mai dernier, lors d’une venue en Catalogne pour l’anniversaire de la fondation Cruyff. La situation ne sera pas réglée tant que les prisonniers ne retourneront pas chez eux avec leur famille. Ce sera un premier pas. Il y a des gens en prison depuis plus de 200 jours, juste parce qu’elles ont demandé de voter. Que quelqu’un m’explique. Des gens accusés injustement pour des délits qu’ils n’ont pas commis”, avait-il dénoncé.