Après ses anecdotes sur Messi et CR7, Mark Clattenburg révèle cette fois les 5 joueurs les plus usants qu’il a arbitrés dans le Daily Mail. Voilà les extraits les plus savoureux. 

 

 

Pepe

On me parle toujours de cette scène de 2016, en finale de Ligue des champions, quand je lui ai tiré la langue parce qu’il se roulait par terre en jouant la comédie. Dans ma tête, je me disais : “Comment un costaud pareil peut être aussi douillet ?” Il l’a fait deux fois dans le match, pour essayer de faire expulser un joueur de l’Atlético. Un autre arbitre aurait pu tomber dans le panneau mais j’avais bien fait mes devoirs, et même si l’on essaye de ne pas avoir de préjugés, je connaissais exactement sa mentalité et c’était nécessaire pour le gérer. Un match peut se passer normalement et il essaiera quand même de faire un coup tordu.”

 

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“Lors de cette finale de C1, le Real gagnait 1-0 et à la mi-temps nous avons vu que leur but était hors-jeu. C’était une action compliquée et mes assistants ne l’avaient pas vu. Puis j’ai sifflé un penalty pour l’Atlético après la reprise, quand Pepe a fait une faute sur Torres. Il était furieux et m’a dit dans un anglais parfait : “Never a penalty, Mark”. J’ai répondu : “Votre premier but n’était pas valable”, je l’ai fait taire. Les gens pourront trouver ça bizarre, parce que deux mauvaises décisions n’en font pas une bonne et que les arbitres ne réfléchissent pas comme ça, mais les joueurs oui. Je savais qu’en disant ça, ça rendrait la situation plus acceptable.” 

 

 

 

Jens Lehmann

Il était vraiment colérique et ne s’arrêtait jamais, l’un de ces pauvres mecs qui râlent sur tout et tout le monde. (…) C’était un grand gardien mais honnêtement, je crois que c’était son point faible et que les autres équipes l’avaient bien compris. Elles essayaient de le provoquer pendant les corners en lui marchant sur les pieds et lui s’emportait. (…) Je n’aimais vraiment pas l’arbitrer. Ses pitreries n’étaient pas simples à gérer.”

 

 

 

Craig Bellamy

J’ai su que ma relation avec lui était difficile quand il m’a pincé les c******* dans le tunnel de l’Etihad ! C’était une blague – je crois – et je l’ai pris comme ça, même s’il y a eu quelques antécédents. (…) En décembre 2009, je l’ai expulsé lors d’un Bolton-Man City. D’abord un jaune pour contestation – j’aurais déjà dû mettre rouge tellement c’était grossier – puis un deuxième pour une simulation alors que le ralenti a finalement montré que c’était penalty. Je me suis trompé et il est devenu fou, comme vous pouvez l’imaginer. Sa réputation jouait contre lui, il a perdu le bénéfice du doute car c’était un cauchemar à arbitrer et la majorité d’entre nous pensait la même chose. (…) Ce genre de joueurs est compliqué parce qu’il vous prend toute l’attention et vous déconcentre. J’ai toutefois eu la chance de ne jamais l’arbitrer à mes débuts, puisque je suis fan de Newcastle (Bellamy y a évolué de 2001 à 2005). J’aurais voulu qu’il y reste un peu plus longtemps !

 

 

 

John Obi Mikel

J’ai choisi Mikel à cause du Chelsea-Man United de 2012 où il m’a accusé de propos racistes, ce qui était faux, comme l’a montré la Fédération qui m’a innocenté. C’est décevant car il ne s’est jamais excusé et aurait pu ruiner ma vie. Je n’aimais plus arbitrer après ça mais je n’ai pas laissé tomber grâce au soutien de ma famille. Cela m’a quand même laissé un goût amer qui perdure encore aujourd’hui. Mikel a seulement entendu ce qu’a rapporté Ramires (que Clattenburg l’avait traité de “singe”, ndlr), qui ne parlait pas anglais. D’autres joueurs de Chelsea se sont excusés mais pas Mikel. Il a pourtant eu l’occasion de le faire lors d’un amical avec le Nigeria contre les Etats-Unis avant le Mondial 2014 et j’aurais accepté ses excuses. Mais non, rien malheureusement.”

 

 

Roy Keane

Je dois d’abord dire que j’ai travaillé avec Roy sur ITV pendant le Mondial 2018 et que c’était un gentleman sympa à fréquenter, preuve que les joueurs peuvent être vraiment différents hors des terrains. Parce que quand il jouait, il était très compliqué à gérer. Rappelez-vous de cet incident avec l’arbitre Andy D’Urso, quand il lui a hurlé à la figure, c’est ce genre d’intimidation qu’il essayait. Je crois que cela vient aussi de Sir Alex Ferguson, ce n’était pas pour influencer la décision de l’arbitre mais pour mettre la pression en vue de la suite.”