Deux ans après avoir avoir lavé son linge sale en public, Emmanuel Adebayor revient sur son embrouille avec sa famille dans une interview à la BBC

 

En mai 2015, Emmanuel Adebayor en a eu marre. Se disant snobé par sa mère à qui il verse pourtant de grosses sommes d’argent, trahi par sa soeur qui loue la maison offerte par le joueur et mis en difficulté par son frère qui a “volé 21 téléphones à ses coéquipiers”, l’attaquant togolais balance tout sur Facebook. Une bonne décision ? Deux ans plus tard, celui qui évolue actuellement à İstanbul Başakşehir ne regrette rien. “J’ai fait le bon choix, confie-t-il aujourd’hui à la BBC. Je pense que j’ai pris la bonne décision d’en parler publiquement, vu ce que j’ai vécu”, assure l’ancien joueur de l’AS Monaco, qui reconnaît toutefois une “décision difficile”.

 

 

L'ex de Jesé Rodriguez "choquée" après la révélation de son test ADN

 

Je n’ai pas pu rester au Real Madrid à cause de mon frère”

Si Emmanuel Adebayor s’est lâché sur Facebook, c’est aussi parce qu’en 2011, si son prêt de six mois au Real Madrid de José Mourinho – où il a inscrit 8 buts en 22 matchs – n’a pas été prolongé, ce serait en partie à cause d’un membre de sa famille. “J’ai tout fait pour rester au Real Madrid, mais à cause de mon frère (Peter, décédé en 2013), je n’ai pas pu parce qu’il a envoyé une lettre officielle de la part de la famille d’Adebayor, disant qu’il ne fallait pas me garder. Je ne dis pas qu’il ne m’ont pas gardé pour ça mais cela a pu jouer. Et même si ça représente que 10% de leur décision, c’est beaucoup”, regrette l’ex d’Arsenal et de Tottenham, avant de démentir une nouvelle fois les accusations de sa mère : “Ma mère dit que je ne lui ai même pas donné 200 dollars. Mais les gens ne savent pas que j’ai acheté des maisons et des voitures pour eux. Il y a des choses qu’elle ne peut pas dire”. 

 

À écouter Emmanuel Adebayor (33 ans), le temps n’a donc pas vraiment réchauffer leurs relations. “Ils ne m’aident pas à faire mon job correctement, se plaint-il. Ils ne m’appelaient jamais pour savoir si j’allais bien quand je me blessais par exemple. À chaque fois c’était pour me demander de l’aide. Souciez-vous de moi, et je me soucierai de vous. Ne vous souciez pas que de mon compte en banque”, poursuit-il. L’international togolais n’a quand même pas que des critiques à faire sur sa famille : “Ma mère m’a donné la chance d’être qui je suis aujourd’hui, je ne la remercierai jamais assez”, ajoute-t-il, se disant quand même “heureux” et “disponible” pour leur parler à nouveau. Pas forcément gagné.