La LFP a toujours le sens de l’humour. Alors que Raymond Domenech a d’abord été proposé par le conseil d’administration, avant d’être recalé, c’est Nathalie Boy de la Tour qui a été élue alors qu’elle n’était… pas candidate. 

 

J’ai été sollicitée. J’en ai été très touchée et honorée, mais je n’ai jamais été candidate.” Alors qu’hier, elle affirmait dans Le Figaro ne pas vouloir briguer la présidence de la Ligue Professionnelle de Football, Nathalie Boy de la Tour se retrouve 24h plus tard… présidente. Présente au conseil d’administration de la LFP depuis 2013, la présidente de la Fondation du football avait déjà refusé d’assurer l’interim après la démission de Frédéric Thiriez, en avril dernier.

 

 

Si la veille, Nathalie Boy de la Tour assurait qu’un “président qui convienne à la majorité” allait être “trouvé sans difficulté”, cela s’est plutôt fait dans la douleur. Car elle a été élue en tant que seule candidate aujourd’hui, vendredi 11 novembre, après que la candidature de Raymond Domenech a été rejetée par 66 % de voix contre de l’assemblée générale, au premier tour de scrutin. Face à ce désaveu, l’ancien sélectionneur des Bleus et président de l’Unecatef a ensuite retiré sa candidature. Un scénario qu’a déjà publiquement lamenté Nicolas de Tavernost, président de M6, propriétaire des Girondins de Bordeaux, sur son compte Twitter.

 

 

Dans la foulée, la nouvelle présidente s’est exprimée lors d’une conférence de presse. “Je suis très heureuse d’être parmi vous, étonnée et émue aussi, a-t-elle déclaré. Ce n’est pas une élection qui était attendue, maintenant j’en suis extrêmement heureuse et j’espère être à la hauteur des attentes des familles, des clubs, des indépendants, de la Ligue…”, a-t-elle réagi, aux côtés du directeur général Didier Quillot, parlant également d’un “concours de circonstances”.

 

Diplômée d’école de commerce, comme le précise L’Equipe, Nathalie Boy de la Tour est également membre du conseil d’administration de l’OL Fondation. C’est Jean-Michel Aulas qui doit être content.