Dans The Players’ Tribune, Klopp revient sur son boulot de coach et surtout l’une de ses grandes sources d’inspiration : Rocky Balboa. 

 

On peut presque lui ajouter une C1 au palmarès. Plus de 40 ans après son explosion au box-office, Rocky peut aussi se targuer d’avoir forgé le mental du coach des Reds. Car de Mayence à Liverpool en passant par le BVB, Klopp a toujours misé sur un modèle : le boxeur culte imaginé par Stallone. “Je m’inspire beaucoup des films, donc dès que je dois motiver les gars je pense toujours à Rocky, assure Jürgen dans The Players’ Tribune. Pour moi, ils devraient montrer Rocky 1, 2, 3 et 4 dans les écoles du monde entier. Cela devrait être comme apprendre l’alphabet. Si tu regardes ces films et tu n’as pas envie d’atteindre le sommet de la montagne, alors quelque chose ne va pas chez toi”, pense-t-il carrément.

 

 

Bon, le boxeur de Philadelphie ne résiste pas toujours au temps. À Dortmund, avant un choc contre le Bayern en 2011, Klopp s’est par exemple totalement planté en évoquant Rocky IV (1985) pour motiver ses joueurs. “Je leur ai dit : “Vous voyez, le Bayern c’est Ivan Drago (…) et nous, c’est Rocky. Plus petit, oui. Mais on a la passion et le coeur, on peut réaliser l’impossible !”, se rappelle-t-il. J’ai regardé leur réaction, en pensant les voir comme des fous, sauf qu’ils avaient le regard vide”. Et pour cause : quasiment personne ne connaissait le film. “Quand j’ai demandé, seuls Kehl et Owomoyela ont levé la main. Mon speech n’avait aucun sens, pour le plus gros choc de l’année !”, se marre encore Klopp. Ce qui ne l’a pas empêché de garder Rocky bien en tête, comme le montre cette parfaite imitation lâchée après la Supercoupe d’Europe cet été.

 

 

Pour moi, le football est la seule chose qui m’inspire plus que le cinéma, ajoute-t-il plus loin en évoquant l’élimination du Barça en C1. Vous vous réveillez le matin, et la magie est réelle, vous avez vraiment mis KO Drago. Ça s’est vraiment passé”. Merci Origi et merci Rocky.