En 1983, les joueurs de Sunderland étaient les premiers en Europe à porter le swoosh de Nike sur leur maillot. Précurseurs. 

 

Barça, Inter, PSG, Dortmund : quand on pense aux maillots Nike dans le foot, c’est souvent le souvenir d’une de ces équipes qui remonte à la surface. Personne ne citera Sunderland où l’on a pourtant été les premiers à porter le swoosh sur un terrain, lors d’une saison 83/84 terminée à une banale 13e place en First Division. Un premier partenariat noué par la marque alors qu’elle vient à peine de faire une incursion dans le foot, via la légende de Liverpool Ian Rush ou les crampons des joueurs d’Aston Villa, tout juste vainqueur d’une C1.

 

 

Pourquoi choisir Sunderland ? Ce n’est pas pour le palmarès – six titres de champion au tournant du XXe siècle, quand même – mais pour des raisons géographiques, puisque les bureaux de Nike UK viennent à l’époque de s’installer dans la ville. C’était déjà le cas avec les Portland Timbers (MLS), la première équipe de foot avec laquelle la marque, née à quelques kilomètres de là, dans l’Oregon, s’est associée dans les 70’s. Autre originalité du maillot de Sunderland : s’il comprend les classiques bandes verticales rouges et blanches, que Le Coq Sportif avait tenté de remixer plusieurs saisons auparavant, le swoosh est étrangement placé à gauche et non à droite, comme c’est la norme aujourd’hui.

 

 

Trois ans et une relégation plus tard, Nike quittera les Black Cats mais poursuivra sa percée dans le foot avec divers clubs (AIK Solna, Beveren, Cambridge United), avant de signer avec des premiers grands noms au tournant des 90’s (Monaco, PSG, Dortmund). Entre 2000 et 2004, quand le swoosh était déjà partout, l’histoire de Nike repassera une deuxième fois par Sunderland, désormais surtout connu pour être la première équipe à avoir un docu-série sur Netflix consacré à une saison catastrophique. Moins sympa, mais toujours en avance.

 

Eric Roy avec Sunderland en 2000 - Panoramic

Le grand Eric Roy avec Sunderland en 2000 – Panoramic