Au casting du docu de Netflix sur la saison 2017/18 cauchemardesque de Sunderland, le défenseur John O’Shea assure que le tournage n’était pas souhaité par le vestiaire. 

 

À Sunderland, le coach Chris Coleman n’était donc pas le seul à regretter la présence des caméras. Invité sur BBC Radio 5 Live, John O’Shea a lui aussi reconnu avoir été gêné par le tournage comme la majorité de ses coéquipiers. “De mon point de vue, je dirais que 99% des joueurs ne voulaient pas que cela se fasse”, a avoué l’ex-capitaine des Black Cats, parti à Reading cet été. “T’arrives le matin, tu viens faire un peu de soins et là, tu réalises qu’il y a des mini-caméras posées un peu partout”, raconte-t-il à propos du tournage de la série racontant leur relégation en League One (D3), leur deuxième descente consécutive.

 

 

Autant dire que John O’Shea préfère évidemment mater Peaky Blinders que le docu. “Je ne l’ai pas du tout regardé. J’ai l’ai vécu, alors pourquoi j’aurais besoin de le revoir ?”, a quand même précisé l’Irlandais de 37 ans. Autre regret pour l’ancien d’United : voir ses coéquipiers de l’époque – on pense à Jack Rodwell ou Darron Gibson – être montrés sous leur pire jour. Sans donner de nom, il estime que le résultat a été “injuste” pour “certaines personnes”.

 

 

 

Un club qui reste “formidable”

Occasion en or pour les supporters adverses – les fans de Newcastle chantent “On vous a vu pleurer sur Netflix” depuis sa sortie –  Sunderland ‘Til I die présente quand même quelques points positifs pour O’Shea. “Je suis content que le docu ait de bonnes critiques. Ceux qui l’ont fait sont des gens biens”, souligne le défenseur. Il est vrai que la série est produite par des fans des Black Cats, venus dans l’idée de raconter le lien unique entre le club et ses supporters mais surtout la renaissance du club. Sur ce dernier point, c’est un peu raté, même si c’est finalement la grande force du docu.

 

D’après les quelques extraits que j’ai vus, je suis content de voir que les gens du club, comme ceux de la cantine ou les intendants, qui sont de très bonnes personnes, apparaissent sous une bonne image”, a aussi remarqué O’Shea, pas du tout amer sur son passage (2011-2018) dans un club “formidable” : “J’ai adoré chaque minute car c’est un super endroit pour jouer au foot. Oui, les supporters sont passionnés et fougueux, mais qui n’a pas envie de ça ?”. Vu leur perf’ dans le docu, on peut aussi dire merci aux supporters.