Il y a eu le scandale Periscope, la condamnation à de la prison ferme ou encore sa célébration polémique en sélection ivoirienne. Serge Aurier a accepté de revenir sur son année 2016 mouvementée pour Téléfoot et le Canal Football Club.

 

C’est visiblement serein qu’il a accepté de se confier. Car même s’il regrette que ses dérapages aient fait plus parler que ses performances, Serge Aurier n’a aucun mal à reconnaître ses erreurs. La preuve, le défenseur du PSG « assume tout », comme il l’a dit à Téléfoot. Mais pas question de le revoir insulter un coach sur les réseaux sociaux. S’il doit refaire un Periscope, ce sera « avec des amis en train de rigoler tranquillement et sans les mêmes mots », promet l’Ivoirien formé à Lens. Laurent Blanc appréciera.

 

 

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« Cette histoire a fait beaucoup de mal à ma famille »

La leçon est d’autant plus retenue que le latéral du PSG dit avoir mal vécu la médiatisation de son année mouvementée et ce nouveau regard porté sur lui. « Les seuls moments où je suis tranquille, où je suis vraiment libre et libéré dans ma tête, c’est quand je suis en sélection, confie celui qui a affronté la France la semaine dernière, dans une interview du Canal Football Club. Là, j’ai des gens qui me connaissent et qui m’apprécient comme je suis par rapport aux histoires qui se sont passées, qui ne sont pas à en parler et à retaper dessus des mois et des mois. »

 

Les répercussions de cette médiatisation sur son entourage, c’est ce que que le « soldat » Aurier semble regretter le plus. Après l’affaire Periscope, sa mère serait tombée malade : « Le problème pour moi c’est pas moi-même, c’est mes parents et cette histoire elle a fait beaucoup de mal à ma famille », confie l’ancien défenseur de Toulouse.

 

 

Des “bêtises” depuis toujours

L’émission de Canal+ parle à juste titre de « paradoxe Aurier ». Car si le joueur est loin de faire l’unanimité dans l’opinion publique, les scandales qui l’entourent ne l’empêchent pas de rester l’un des joueurs les plus appréciés dans les vestiaire. Très ami avec Adrien Rabiot et ambianceur du PSG, Serge Aurier anime autant le vestiaire des Éléphants. Et puis, des bêtises, il en faisait « déjà petit ». Sa célébration douteuse en était-elle une ? « En Côte d’Ivoire, on a notre petit rituel de force, rien de méchant », se justifie-t-il dans Téléfoot, sans y voir de réelle gravité.

 

 

 

Malgré ces polémiques, Serge Aurier a toujours pu compter sur le soutien de son président Nasser Al-Khelaïfi. Un soutien qui étonne même le défenseur, qui pense qu’un « président normal » aurait lourdement sanctionné son comportement. « C’est quelqu’un qui m’aime beaucoup », se félicite-t-il, toujours sur TF1.

 

 

Laurent Blanc, un “bon gars”

« Si je suis encore là, c’est par rapport à lui, c’est quelqu’un qui m’a beaucoup soutenu pendant ces histoires et qui a rassuré ma mère et ça je ne peux pas l’oublier. Mais si c’était mon avis personnel, je serais déjà parti depuis longtemps », ajoute-t-il à propos du président du PSG dans le Canal Football Club. Heureux d’intéresser un club comme le Barça, l’Ivoirien ne semble visiblement pas près d’abandonner son boss. Quant à Laurent Blanc, il dira même que c’est « bon gars ». Attention Nasser, à la rendre aussi gentil, il va vraiment partir au Barça.