Pas de foot de club, plus de rumeurs de transfert : en cette trêve internationale soporifique, le timing était parfait pour tester le très attendu PES 2020. Spoiler : c’est encore du très haut niveau.

 

 

Et s’il n’était pas si réussi que ça ? Après un précédent opus cinq étoiles, on appréhendait forcément de découvrir ce PES 2020 dont les preview avaient clairement fait grimper l’impatience. Une appréhension rapidement dissipée, tant on capte vite que la simulation de Konami a encore musclé ses points forts.

 

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Un gameplay aussi exigeant que réaliste

Cela devient une habitude, mais c’est encore le gameplay qui fait la grande différence. Dans la continuité de PES 2019, cet opus va plus loin dans les sensations manette en main : le contrôle du ballon est total et la physique de balle a encore été perfectionnée avec des trajectoires hyper variées. Savoir bien se positionner devient aussi plus important si l’on ne veut pas envoyer un parpaing en tribune, collant toujours plus à la réalité d’un match. Là où l’on attend PES.

 

Pendant les premières parties, on enverra donc des passes/frappes mal dosées façon Jurietti (niv. 36 ans), mais ce déchet s’atténue vite au fil de la prise en main. Autre point fort : la finesse et la fluidité des dribbles dans les petits périmètres. On gagne en plaisir, le tout accentué par la parfaite reproduction des gimmicks propres à Messi, CR7, Coutinho, Neymar ou Mbappé, dont les gestuelles sont toujours moins robotisées. Et si les collisions sont encore là pour casser certaines phases de jeu, cela ne masque pas les progrès de l’interaction avec vos coéquipiers – aux déplacements désormais plus cohérents – comme ceux de l’équilibre attaque/défense.

 

 

Avec un tempo toujours axé sur la construction, tout en laissant des espaces pour contrer, ce PES plaira aux Bielsistas qui confisquent la balle mais aussi aux Cholistas. Car on peut désormais ceinturer un adversaire avec toute la mauvaise foi (enfin, l’expérience) d’un Godin – attention, ce sera carton jaune – tandis que les duels ont bien grimpé en rugosité, comme la protection de balle. Défendre devient plus sympa, si l’on passe sur les erreurs de placement toujours agaçantes par moment. Côté gardiens, le niveau et le réalisme progresse aussi, avec des arrêts moins stéréotypés et des relances à la main bien plus propres (même si des boulettes sont toujours là, évidemment). Quant aux arbitres, ils n’ont pas encore bien capté la règle de l’avantage, mais ont l’air d’avoir bénéficié d’une petite formation pour hausser le niveau cette saison. Bon point.

 

 

 

 

Une Ligue des Masters renouvelée

La promesse de refonte a plutôt été tenue par Konami. Nouveaux coachs à incarner (Cruyff, Maradona…), nouvelle interface, arrivée de cinématiques et de dialogues pour plus d’immersion, système de transferts moins lunaire… Cette Ligue des Masters n’est pas encore ce qui scotchera à ce nouvel épisode, mais elle a clairement été upgradée. Les joueurs offline pourront apprécier, tout comme la mini retouche apportée au mode “Vers une légende”, qui reprend la même interface.

 

PS1

 

PS2

 

 

 

Un myClub (trop ?) fidèle à lui-même

A contrario, certains vont regretter de ne pas trouver de grosses nouveautés dans myClub. Certes, il y a du neuf : le lifting des cartes, qui intègrent désormais des internationaux, la présentation plus claire des stats et bien sûr ce joli violet, mais les animations d’ouverture de pack sont les mêmes, tout comme le système de recrutement, où l’on aurait pu attendre de l’inédit. La déception risque d’être là pour les joueurs réclamant plus d’efforts sur le contenu, même si le mode en soi promet encore de nous accrocher toute la saison, avec notamment l’intégration d’un Matchday très attendu la semaine prochaine.

 

 

 

 

L’esthétique au rendez-vous

Konami a aussi passé la vitesse supérieure au niveau visuel. La modélisation des joueurs/stades est encore plus bluffante avec toujours le souci du détail, tandis que la lumière et l’ambiance s’est perfectionnée. On note aussi une petite évolution au niveau des menus, plus soignés et modernisés, même si l’ergonomie reste une faiblesse. Une catégorie point faible dans laquelle les commentaires du duo Margotton/Tulett gardent d’ailleurs une bonne place, devant une playlist qui s’en sort beaucoup mieux sur cet opus.

 

 

Des minis défauts que l’on pardonne encore facilement cette année : en poussant encore plus loin le curseur du réalisme, tout en apportant des petites nouveautés bien pensées, PES 2020 va encore s’assurer (et mériter) la fidélité de sa communauté. Tandis que les autres auront toujours plus de raisons d’opter pour la simulation de Konami, qui va encore occuper pas mal de nos soirées et semaines.