Presque 60 ans après le crash ayant décimé Manchester United, le foot est victime d’une nouvelle tragédie aérienne. En Colombie, un avion qui transportait notamment l’équipe de Chapecoense (D1 brésilienne), vient de s’écraser. 

 

Présente à bord, parmi 81 personnes, l’équipe se rendait à Medellin pour jouer la finale aller de la Copa americana, l’équivalent de l’Europa League, mercredi. Mais comme l’a annoncé l’aéroport José Maria Cordova qui dessert Medellin, leur avion s’est écrasé lundi soir à Cerro Gordo, dans le centre ouest de la Colombie. Le premier bilan officiel fait état de 76 morts et de 5 survivants.

 

Elkin Ospina, le maire de La Ceja, commune voisine de La Union a indiqué que la cause du crash serait une “panne sèche”. « Selon le rapport que nous avons, l’avion a été porté disparu à 21h30 (3h30, heure de Paris) et l’accident a été enregistré à 22h34 (4h34) », a indiqué à l’AFP un porte-parole de l’aéronautique civile. D’après le maire de La Ceja, les secours sont sur place mais le site du crash, à 50km de Medellin, ne serait accessible que par voie terrestre.

Pour Pepe Reina, le ballon du Mondial est responsable de la boulette du gardien de l'Uruguay

 

 

Des “pannes d’électricité”

L’avion, qui appartient à la compagnie bolivienne Lamia et a déjà transporté des équipes de foot comme l’Argentine de Lionel Messi il y a quelques semaines, était parti du Brésil avant de faire une escale à Santa Cruz de la Sierra (Bolivie) et de repartir pour Rionegro (Colombie). Il aurait également émis un signal d’urgence et fait état de “pannes d’électricité”.

 

Chapecoense évoluait encore en 4ème division brésilienne en 2009 avant d’accéder à l’élite en 2014. Dans ses rangs, on comptait notamment Cléber Santana, ancien de l’Atlético Madrid, qui fait partie des 76 personnes ayant perdu la vie dans l’accident. Juste après l’annonce du crash, la coupe d’Amérique du Sud a évidemment été suspendue.