Après un but hors-jeu du LOSC qui lui a “coûté” 1,5 million d’euros, un parieur a attaqué le club en justice et même le buteur Moussa Sow, comme le raconte Le Point

 

Bahamas ? Guadeloupe ? Maroc ? Sûrement déjà en train de choisir sa destination pour finir sa vie au soleil, un parieur retraité originaire d’Auvergne a finalement vu ses rêves s’effondrer en quelques secondes, un soir de septembre 2010. Alors qu’il ne compte que des bons pronostics sur les 14 matchs que comprend sa grille de Loto Foot, un but hors-jeu de Moussa Sow lors de Lille-Auxerre, à la 89e minute, vient tout faire capoter. À 24 secondes près, il aurait en effet pu toucher… 1,5 million d’euros selon un constat d’huissier qu’il a fait établir.

 

Et le cauchemar ne s’arrête pas là puisque tout le monde semble avoir vu l’action litigieuse hormis l’arbitre, Ruddy Buquet. Des journalistes à Moussa Sow lui-même en passant par le passeur décisif Gervinho, personne n’a eu besoin du révélateur sur le terrain. “Il m’a marqué, celui-là !”, admet le parieur dans Le Point en évoquant l’homme en noir. “J’ai réagi tout de suite. J’ai commencé à écrire des recommandés à la Française des jeux pour m’indigner. J’en ai également envoyé à Michel Seydoux, qui était président du Losc et de la commission marketing de la LFP. J’ai fini par recevoir une réponse de la Française des jeux qui a ouvert le parapluie, en disant qu’elle s’en remettait aux résultats transmis par les instances officielles”, regrette-t-il.

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Pas de tricherie

Bien avant ses soucis avec Marcelo Bielsa, le LOSC se voit donc attaqué en justice par le parieur qui réclame 1,5 million d’euros, le “gain manqué”, au club ainsi qu’à Moussa Sow en mars 2014. Heureusement pour les clubs et les sites de paris, le TGI de Clermont-Ferrand déclare toutefois les poursuites infondées et condamne le plaignant à verser 1.500 euros à Lille et à l’attaquant sénégalais en octobre 2015. Les juges ont notamment estimé qu’il n’y avait pas eu de “volonté de tricherie” et que la rapidité du jeu ne permettait pas à Moussa Sow d’apprécier sa position.

 

En appel, le plaignant n’obtiendra toujours pas gain de cause puisque le premier jugement sera confirmé en avril 2017. Mais le retraité auvergnat ne désespère pas et vient de se pourvoir en cassation selon Le Point. L’espoir de vivre une retraite ensoleillée doit toujours être là.