Une agence de conseil britannique a publié un rapport qui pointe encore du doigt les conditions de travail des ouvriers immigrés du Mondial 2022 au Qatar.

 

Un an après la mort d’un ouvrier immigré suite à une chute de 39 mètres, les chantiers du Mondial au Qatar refont parler d’eux. Cette fois, c’est une étude de l’agence de conseil de commerce éthique Impactt, basée à Londres, qui dénonce les conditions de travail des ouvriers immigrés. Selon le rapport cité par l’AFP, certains des 18.500 ouvriers de ces chantiers y travailleraient jusqu’à 14h par jour et plus de 72 heures par semaine. Sur 19 entreprises sous-traitantes, 13 surchargeraient leurs employés.

 

Si le Qatar interdit officiellement de travailler plus de 48 heures par semaine et impose un jour de repos minimum par semaine, Impactt a compté, “dans le cas le plus extrême”, 402 heures travaillées par mois pour un ouvrier. Selon le rapport, commandé par le Comité organisateur, certains auraient aussi travaillé 148 jours de suite, soit cinq mois sans jour de repos.

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Une organisation “chaotique”

Il y a quelques jours, une enquête britannique avait révélé que les conditions de travail sur le chantier du stade Khalifa, où un ouvrier est mort en janvier 2017, étaient “vraiment dangereuses”. “Les dirigeants du chantier du stade savaient ou auraient dû savoir qu’ils exigeaient d’une partie de leur personnel de se reposer sur des équipements potentiellement mortels”, concluait l’enquête, qualifiant l’organisation sur place de “chaotique” et “non professionnelle”. Fin 2017, l’ONG Human Rights Watch avait également publié un rapport pour alerter la FIFA suite à des décès d’ouvriers sur les chantiers du Mondial 2022 au Qatar.

 

Plus surprenant, l’émirat a toutefois pu compter sur le soutien de l’Organisation internationale du travail en novembre dernier. L’OIT a assuré que le Qatar respectait les droits des travailleurs immigrés suite aux engagements pris comme l’instauration d’un salaire minimum ou la fin du “kafala”, ce système obligeant le travailleur étranger à avoir un “parrain” local pour changer d’emploi ou quitter le pays d’accueil.