Réapparue sur les réseaux, une photo montre bien un jeune Ronaldinho avec un maillot du Brésil et un coéquipier… armé. Voilà d’où elle vient.

 

CR7 avec le maillot de Jimmy Briand ? KB9 en date avec Rihanna ? On a beau chercher, dur de trouver une photo plus improbable que celle de Ronaldinho qui a tourné en boucle sur les réseaux ces derniers jours. À l’image, au milieu d’un sombre couloir d’hôtel : un jeune Ronnie tout sourire (ça, c’est normal), mais aussi un coéquipier de la Seleçao U17 en toute détente avec une arme à la main (moins normal). Montage ?

 

 

À première vue, on peut penser à un fake, d’autant que ça colle à l’actu et au passage en prison de R10 pour une histoire de faux passeports au Paraguay. Sauf qu’en fait, c’est bien réel : la photo a été prise en 1997 et elle appartient à Adiel de Oliveira, l’homme au pistolet qui l’a (involontairement) rendue publique des années après. “Un journaliste est venu faire un reportage sur ma carrière et a pris la photo de la photo en me promettant qu’il enlèverait l’arme, raconte-t-il à Globo Esporte en 2016, quand elle commence à circuler. Mais visiblement, il ne l’a pas fait puisque elle a été partagée par des supporters de Juventus-SP (son dernier club, ndlr) sur Facebook.

 

 

Vraie photo, fausse arme

Résultat, l’ex-milieu de Santos s’est fait mitrailler de critiques. Même si à l’entendre, les coulisses de la scène sont plus proches de la blague de vestiaire que de l’embrouille de favelas. “En fait, on avait acheté un jouet, assure-t-il. Moi je suis chrétien de naissance, incapable de faire du mal. C’est Raniere, l’un des gardiens de l’équipe, qui a pris cette photo pour plaisanter.” Il faut aussi dire qu’à ce moment-là, l’ambiance est plutôt propice aux blagues chez la jeune Seleçao : emmenée par Ronaldinho et Geovanni, également champions du monde en 1997, elle est sur le point de remporter le championnat sud-américain U17 face à l’Argentine au Paraguay. Là où Ronnie aura justement une autre embrouille 23 ans plus tard.

 

 

Quant à Adiel, ce n’est pas la seule histoire improbable de sa carrière, désormais terminée à 39 ans. Peu utilisé à Santos, où il score quand même face au Barça lors du trophée Gamper, il vit ses meilleures années au Shonan Bellmare (D2 et D1 japonaise) et passe aussi par le Koweït au milieu de la décennie 2000. Là-bas, il est “gros comme jamais” à cause du manque d’entraînements, et paie surtout la caution de Vampeta – oui, celui du PSG – pris en flagrant délit d’importation d’alcool. Si Netflix cherche un nouveau docu foot, Adiel a quelques histoires à raconter.