Imposées depuis 1985 en Espagne, les clauses libératoires ont déjà servi au Barça pour recruter trois joueurs avant Griezmann.

 

 

 

Rivaldo, 1997

Rivaldo au moment de son arrivée au Barça en août 1997

Voilà pourquoi Luis Suarez porte toujours un bandage à la main

 

C’était l’époque des pesetas et des fax. Sur demande express de Van Gaal, à qui il faut un gaucher à tout prix pour jouer comme à l’Ajax, le Barça dégaine 4.000 millions de pesetas (24M€) au milieu du mois d’août pour Rivaldo, auteur à 25 ans d’une première saison énorme avec La Corogne. Le patron du Depor est furax, mais les Blaugranas n’y peuvent rien. “Ils auraient fait pareil que nous”, justifie Joan Gaspart, vice-président du club catalan qui freine au passage les négociations pour Denilson. À quelques heures de la fin des inscriptions en C1, le Barça transmet trois documents par fax à la Ligue espagnole : une lettre du joueur pour la résiliation avec le Depor, son nouveau contrat en Catalogne et (important) une photocopie du chèque validant le transfert le plus onéreux d’Espagne à l’époque. On connaît la suite, avec un Ballon d’or 99, deux Liga mais pas de C1 et des embrouilles avec… Van Gaal.

 

 

Seydou Keita, 2008

Keita le 26 mai 2008 au Barça - Panoramic

Keita le 26 mai 2008 – Panoramic

 

Dani Alves, mais pas que. Tout juste arrivé au Barça, Guardiola s’offre d’abord un Sévillan plus discret avec Seydou Keita, dont le contrat inclut une clause abordable de 14 millions d’euros. Bonne idée : indispensable dans la rotation de Pep, la toute première recrue du coach catalan gagne tout sous le maillot blaugrana (3 Liga, 2 C1…) en quatre ans. Du côté des Andalous, la suite du transfert est toutefois moins sympa puisqu’ils refusent de payer des indemnités à Lens, l’ancien club du Malien, qui n’obtiendra jamais d’argent après une décision du TAS ayant annulé celle de la FIFA.

 

 

Clément Lenglet, 2018

Lenglet arrive au Barça le 12 juillet 2018 - Panoramic

Lenglet arrive au Barça le 12 juillet 2018 – Panoramic

 

Déjà un Français. Quasiment un an jour pour jour avant Griezmann, c’est la clause de Lenglet (35 millions d’euros) que le Barça paye pour celui qui impressionne tout le monde à Séville, avec en point d’orgue une masterclass contre United en C1. Pour doubler d’autres prétendants (Real, Liverpool, United) et s’offrir l’ex-crack de Nancy – qui n’a toujours pas vu d’argent comme Lens avec Keita -, le président Bartomeu propose d’abord un transfert à Séville – montant plus élevé que la clause, mais paiement échelonné sur plusieurs années – sauf que les Andalous refusent catégoriquement. Comme l’Atléti vient de le faire avec Griezmann.