Pour leur première à l’Allianz Stadium dimanche, les joueuses de la Juve ont battu la Fiorentina mais surtout un record d’affluence en Italie. 

 

Qui a dit qu’il ne se passait rien pendant les trêves internationales ? En foot féminin, la Juve a frappé très fort en battant la Fiorentina (1-0), son principal concurrent pour le titre, mais surtout à écrire l’histoire en réunissant 39.000 personnes à l’Allianz Stadium (41.000 places). Un nouveau record transalpin, précédemment détenu par Bardolino Vérone, avec 14.000 spectateurs rassemblés lors d’une demi-finale de la Ligue des champions 2008 contre Francfort.

 

 

Gagner devant tous ces gens est très émouvant”, a commenté la coach Rita Guarino après cette journée “très importante”. Il faut dire que si l’Italie compte une Serie A féminine depuis 1968, elle n’est sous le contrôle de la Fédération que depuis cette saison. Et que l’on dénombre seulement 23.000 licenciées contre 200.000 en Allemagne ou 160.000 en France. “Je suis très heureuse que le public soit venu, a ajouté Sofie Junge Pedersen, la milieu auteure du “but le plus important de (sa) carrière” dimanche. Nous étions toutes un peu stressées”, a reconnu la Danoise de la Vieille Dame, bien partie pour conserver son titre avec 4 points d’avance sur la Viola, à 3 matchs de la fin de la Serie A.

 

 

Ce match de la Juve, qui proposait des places gratuites pour l’évènement, vient confirmer l’essor du foot féminin en ce début d’année. Il y a tout juste une semaine, c’est l’Atlético qui battait un record d’affluence en Europe pour un match de clubs, avec 60.000 personnes réunies face au Barça. Autre preuve de cet engouement, impulsé par des institutions du foot : Bilbao avait déjà réuni 48.000 spectateurs à San Mamés en janvier tandis qu’en Argentine, Boca a aussi permis à ses joueuses d’évoluer à la Bombonera récemment. Plutôt bon signe à trois mois du Mondial en France.