De retour en France, après son aventure au Mexique, Andy Delort s’épanouit désormais à Toulouse. Dans L’Équipe enquête, l’attaquant revient notamment sur les nombreuses « conneries » de sa carrière et explique sa fameuse larme tatouée.

 

« Je regrette les années que j’ai gâchées ». Toujours bien placé dans la catégorie des promesses non tenues, Andy Delort passe aux aveux dans L’Équipe enquête. Mais s’il reconnaît ses erreurs, l’ex-attaquant de Caen a des circonstances atténuantes et vécu quelques moments “compliqués” durant l’adolescence. « Ce n’est pas lié à un drame en particulier. J’ai pleuré dans ma vie. Que ce soit en bien ou en mal. J’ai vécu des choses extraordinaires et des choses très dures. Alors je n’oublie pas mes pleurs, confie-t-il pour expliquer sa larme tatouée au coin de l’oeil à 18 ans. S’il y avait une phrase à mettre sous la larme mais ce ne serait pas beau, ce serait celle-là. »

 

Un tatouage, sa marque de fabrique, qu’il pourrait bien faire retirer un jour, faisant cette fois-ci la joie de son paternel : « Quand j’aurai séché tout ça, je l’enlèverai. Quand j’ai fait ce tatouage, mon père voulait m’attraper à coups de cutter. »

Un supporter de Flamengo s'est vraiment fait tatouer le maillot du club sur le torse

 

 

« Grosses bagarres » et train fantôme

La relation a souvent été chaotique avec son père, “tombé malade“. “Il a été obligé de partir, explique le joueur du TFC. J’ai commencé à ‘partir en vrille’. » S’il ne « peut pas parler » de ces « conneries », ces « grosses, grosses bagarres », il revient néanmoins sur quelques épisodes plus positifs de sa vie et notamment quand il a fugué pour travailler avec des forains. « J’allais souvent à la fête foraine à côté de chez moi, à la Pointe-Courte, pour aider à monter les manèges et gagner un peu d’argent, raconte cet originaire de Sête. J’avais sympathisé avec la famille qui possédait une sorte de ‘train fantôme’. Ils m’avaient engagé pour me mettre dans un coin et faire peur aux gens. »

 

Et ça, Andy Delort a adoré. Déjà plutôt voyageur, le joueur passé par Wigan en Angleterre décide de partir avec un sac et les suivre à Perpignan pour travailler à leurs côtés. Rebelle, il ne prévient toutefois personne. « Quand mon père a appris ça, il était fou, se souvient l’attaquant de 25 ans. Mais après l’avoir eu au téléphone, j’ai commencé à avoir peur. Il a commencé à me dire que je ne savais pas qui étaient ces gens. Ils étaient adorables mais j’ai demandé au monsieur de me ramener. » Plutôt que de continuer à jouer les zombies dans le train de la terreur, Andy Delort retourne alors sur les terrains.

 

 

Color Gitano

De culture gitane, Andy Delort reste mystérieux sur ce sujet. Si cela ne le gêne pas d’en parler, il regrette les préjugés : « Il y en a qui ont honte de le dire. Parce qu’ils savent que les gens ont une mauvaise image et qu’ils ne vont plus être considérés de la même façon alors que le mec, il te kiffait cinq minutes avant. Dès qu’il va dire cela, en face, le mec va se dire : ‘Putain ! Il va me voler un truc.’ » Au passage, l’ex-joueur de Caen remercie le chanteur Kendji Girac qui a aidé à briser ces préjugés en France. Me llamo Andy.

 

V.L.