Cet été, il y aura beaucoup de foot à la télé et un peu au cinéma : “Le défi du champion”, l’histoire d’une jeune star de la Roma ingérable, arrive bientôt en salles. 

 

Plus de Trois Zéros, de Shaolin Soccer ou de Goal à se mettre sous la dent ? Des années après, l’Italie est heureusement là pour relancer le genre avec Le défi du champion (Il Campione en VO), une comédie attendue le 5 août et inspirée par le foot. Ou plutôt, d’une catégorie de joueur bien cliché : l’ingérable façon Balotelli et Cassano, que l’on retrouve sous les traits d’un jeune crack de la Roma appelé Christian Ferro (joué par Andrea Carpenzano). Son histoire ? Hors norme sur le terrain mais surtout en dehors (crash en Lamborghini, embrouilles en boîte…), celui qui a le même style capillaire que CR7 rend fou son président. À tel point qu’il lui impose un défi pour pouvoir continuer à jouer : passer le bac avec un prof particulier (incarné par Stefano Accorsi).

 

Pourquoi cette photo de Rakitic n'est pas vraiment une photo de Rakitic

 

Chef-d’oeuvre (rare pour le foot au ciné) ou pas, il y aura au moins des séquences faites pour le fan de ballon rond, du stade jusqu’au centre d’entraînement de la Roma, qui a accepté de participer au projet. Un plaisir aussi gros qu’inattendu pour le réalisateur Leonardo d’Agostini, grand supporter des Giallorossi. “J’en suis encore le premier surpris, car l’histoire que raconte le film n’est pas très flatteuse pour les clubs professionnels, notamment au regard du business lié à la vente de jeunes talents comme Christian”, confie-t-il l’an dernier à So Foot. Le metteur en scène, dont c’est le premier long-métrage, a aussi pu compter sur l’aide de Walter Sabatini, ex-directeur sportif de la Roma, en plus de Matteo De Santis, journaliste de la Stampa.

 

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De quoi espérer du réalisme, mais aussi que le cliché du joueur forcément plus fêtard que studieux ne servira pas à se moquer gratuitement d’eux. “L’intelligence des footballeurs est ailleurs, il faut simplement trouver le moyen de communiquer avec eux, rassure la co-scénariste Antonella Lattanzi. L’intelligence, ce n’est pas seulement s’exprimer correctement en français ou en italien. Sur le terrain, on voit par exemple que ce sont des gens qui pensent beaucoup plus rapidement que la moyenne.” Du vécu pour la scénariste, puisque sa maman était la prof de maths d’un vrai Campione qui a inspiré le film : Antonio Cassano.