Mardi, l’Athletic Bilbao a annoncé l’arrivée d’Iñigo Martínez en provenance de la Real Sociedad, son rival historique. Le défenseur avait pourtant juré qu’il ne changerait jamais de bord…

 

Nouveau cas Figo en Liga ? 18 ans après la “trahison” du Portugais, passé du Barça au Real, c’est un Basque qui fait grincer des dents. Pilier de la Real Sociedad, où il a été formé et fait partie des quatre capitaines, Iñigo Martínez (26 ans) vient de signer chez l’ennemi de l’Athletic Bilbao qui a payé sa clause libératoire de 32 millions d’euros pour remplacer Aymeric Laporte, parti à City. Une décision difficilement compréhensible pour les supporters de la Real, d’autant plus que l’international espagnol (4 sélections) a eu des touches avec des clubs plus huppés (City, Barça…) et qu’il avait… juré ne jamais passer chez l’ennemi, actuellement 12e du championnat.

 

 

En avril 2014, Iñigo Martínez avait été assez clair sur ce sujet en conférence de presse. “Je ne crois pas que Bilbao viendrait donner 30 millions d’euros à l’ennemi pour moi et je n’y pense pas. Jamais je n’irai de l’autre côté”, avait-il ajouté. Forcément, ces propos se retournent aujourd’hui contre lui et tournent désormais en boucle sur les réseaux sociaux. Une photo du joueur soutenant la campagne “Moi je n’ai pas de deuxième équipe” datant de 2016 est également partagée en masse par les supporters de la Real, 15e de la Liga.

 

 

 

Mais Iñigo Martínez, dont les explications en conférence de presse sont déjà très attendues, a quand même quelques circonstances atténuantes. Car en 2011, année de ses débuts en pro avec la Real, le défenseur avait aussi confié… avoir été fan de l’Athletic durant sa jeunesse. “Quand j’étais petit, j’étais de l’Athletic, comme toute ma famille, mais je suis venu à la Real petit et maintenant je suis à 100% txuri urdin. Quand t’es petit, tu es pour l’équipe de chez toi ou de ta famille, mais la Real m’a beaucoup donné, m’a formé en tant que footballeur et en tant que personne, donc mes sentiments pour l’Athletic appartiennent au passé. Je suis de la Real”, avait-il assuré à Marca. Comme pour Figo, qui avait plusieurs fois scandé des slogans anti-Real durant ses années au Barça, ses convictions ont visiblement évolué…