Nouvel épisode dans le Barçagate : selon El Pais, Twitter vient de supprimer des dizaines de comptes pilotés par une société à la demande du club. 

 

Pas une journée tranquille pour Josep Maria Bartomeu. Dans la tourmente depuis qu’une radio a révélé que le Barça dénigrait ses opposants via des comptes “non officiels” sur les réseaux, le président blaugrana voit El Pais en remettre une couche. Selon le quotidien espagnol, Twitter vient de supprimer des dizaines de faux comptes commentant l’actualité du club pour une raison : ils étaient pilotés par Nicestream, une société employée par le Barça. Ce que le réseau social a découvert après avoir été alerté par El Pais.

 

 

Sous des tweetname comme @SergiRdrgz, @vikingFCB, @goku_emprenyat ou @RobertSerrra, ces profils de supporters en apparence classiques avaient pour principale activité de dénigrer tout ce qui s’opposait à la direction depuis 2018. À commencer par Victor Font, candidat guardioliste à l’élection présidentielle de 2021 et “la personne la plus mentionnée” par ces comptes. Rien de surprenant : il est particulièrement actif (et populaire) sur les réseaux, et incarne la nouvelle opposition au clan Rosell/Bartomeu, celle qui veut remettre la Masia et le cruyffisme au coeur du projet du club, jugé totalement éloigné de l’ADN blaugrana aujourd’hui. Un candidat que l’on pourrait même voir dès cet été, puisque Bartomeu réfléchirait à anticiper les élections à cause du scandale.

 

 

Qui a payé pour cette propagande ?”

Autres cibles préférées : les journalistes et médias locaux (Mundo Deportivo et le moins docile Sport), s’ils avaient le malheur d’épingler la gestion du club, tout comme l’ex-président Laporta, Guardiola, Puyol ou même Piqué, déjà visé par les pages Facebook “non officielles” dont la Cadena SER a récemment révélé l’existence. Tout ça sans oublier de faire la promo du président : “Bartomeu est un roi mage”, commente l’un de ces comptes au moment de la signature de Coutinho. Bien vu.

 

dd

Capture d’écran El Pais

 

Pour que rien ne paraisse fake, Nicestream avait toutefois une technique. Selon El Pais, elle prêtait ses comptes à de vrais twittos pour qu’ils racontent également, entre deux messages sur le Barça, leur quotidien à base de fraude dans les transports en commun ou leurs vacances à New York. “Qui a payé ces gens pour faire de la propagande ?”, s’interroge le quotidien, qui précise que Nicestream a pour filiale I3 Ventures. Si ce nom ne vous dit rien, c’est pourtant la société qui gérait déjà les pages Facebook pro-Bartomeu, contre un million d’euros versé par le club selon la Cadena SER. Celles qui ont déclenché un shitstorm dont le président risque d’avoir toujours plus de mal à se défaire.