À 15 ans et 219 jours, Luka Romero est devenu le plus jeune joueur de l’histoire de la Liga en apparaissant lors de Real Madrid-Majorque. Voilà quelques infos sur le “Messi mexicain” que personne ne connaît encore.   

 

À 17 ans, le plus jeune fils de Simeone signe à l'Atlético (et ça énerve River)

 

 

Fils de footballeur

Il y a bien du ballon rond dans l’ADN des Romero. Luka est le fils de Diego, modeste milieu défensif argentin à la carrière de globetrotter. Son CV : des clubs comme Quilmes (D2 argentine), au milieu des 90’s, NK Mura en Slovénie, Alacranes de Durango au Mexique – où est né Luka – et une fin de carrière en Espagne dans les Baléares. “Le fait que son père ait été footballeur l’aide beaucoup”, assure Dani Pendin, le coach adjoint de Majorque, également Argentin. Dans la famille, le frère jumeau de Luka, Tobias, est quant à lui gardien en D4 espagnole, tandis que le grand-père avait aussi porté les couleurs de Quilmes.

 

 

 

 

 

Il a choisi la sélection argentine

S’il a trois nationalités au total : mexicaine (lieu de naissance), argentine (parents) et espagnole (il y vit depuis 2007), Luka Romero ne veut qu’un maillot : celui de l’Albiceleste. “Toute ma famille vient d’Argentine donc c’est mon rêve”, justifie le crack à la coupe mulet, déjà international U17 avec les Argentins. Un point commun parmi tant d’autres avec un certain Leo Messi : “Il est gaucher, rapide, malin, compétiteur… C’est le prototype du numéro 10 argentin”, confirme Dani Pendin dans AS. Sacrée comparaison.

 

 

 

 

 

Il doit aussi son surnom à Dani Alves

Le “Messi mexicain”, ça vient également de là : à 7 ans, il a l’occasion de taper la balle avec Dani Alves sur une plage de Formentera. Et le Brésilien lâche le meilleur compliment possible. “Prenez-le en photo lui, c’est Leo Messi !”, dit-il aux photographes. Bon, depuis, le père de Luka tente de calmer le jeu là-dessus : “Je n’aime pas ces comparaisons, c’est ajouter une pression énorme sur un gamin de 15 ans. Lui, c’est Luka, et Messi, un footballeur unique, historique, est un modèle. Il doit suivre son propre chemin.”

 

 

 

 

Il aurait pu intégrer la Masia

Comme Messi (encore), Luka Romero a tapé dans l’oeil du Barça avant l’adolescence. Egalement suivi par le Real Madrid, Séville et Villarreal à l’époque, il fait un essai (réussi) en Catalogne avec l’aide d’Horacio Gaggioli, qui avait permis à La Pulga de signer chez les Blaugrana. Mais son arrivée capote : le club craint une sanction de la FIFA puisqu’il a 7 ans et que ses parents n’habitent pas dans la cité catalane.

 

 

 

Majorque veut le blinder

Salaire, appartement payé pour la famille, surclassement du joueur… Depuis l’arrivée du crack de poche (1m65), en 2015, Majorque fait tout pour le choyer. Car chez le 18e de Liga, on sait que le conserver sera “compliqué” si des cadors recommencent à l’approcher. Et notamment à ses 16 ans, quand il faudra négocier un vrai contrat. “Son idée à court terme est de percer à Majorque, mais c’est évident que les offres vont pleuvoir et qu’on ne peut rien écarter”, pense AS. Du côté de Majorque, qui a déjà perdu ses cracks Asensio ou Morey (Barça et aujourd’hui à Dortmund) ces dernières années, on pense que la relation de confiance nouée avec le joueur et son attachement au club jouera en leur faveur. Réponse dans quelques temps.

 

 

Luka Romero a explosé le précédent record de précocité détenu par Francisco Bao Rodriguez “Sanson”, apparu avec le Celta à 15 ans et 255 jours en décembre 1939.