Plus d’un mois après son départ mouvementé de West Ham pour l’OM, Dimitri Payet s’explique dans L’Équipe. Et entre problèmes d’adaptation et manque d’ambition de son club, le joueur ne regrette pas son Brexit.

 

Certes, Dimitri Payet aime particulièrement l’OM. Mais beaucoup n’ont pas compris pourquoi le joueur est allé jusqu’au bras de fer pour quitter West Ham, où il était une idole, cet hiver. L’une des raisons qui l’ont poussé à le faire est familiale : son épouse souhaitait revenir à Marseille, où il a joué entre 2013 et 2015, avant de signer en Angleterre. « Ça a été un poids de plus dans ma décision, explique Dimitri Payet. Quand je suis bien sur le terrain, c’est que tout va bien en dehors. » Lors de sa discussion avec le coach Slaven Bilic, le natif de la Réunion n’aurait d’ailleurs pas caché le « malheur de sa famille à Londres ». « Quand c’est compliqué au niveau familial, cela vous empêche d’être à l’aise dans votre job », ajoute aujourd’hui le milieu des Bleus qui pointe également du doigt le manque d’ambition du club londonien.

 

 

Alex Oxlade-Chamberlain coaché par sa nouvelle compagne Perrie Edwards pour devenir... DJ

« C’était plus compliqué pour ma famille »

Pour preuve, Ludivine Payet s’était déjà envolée à Marseille avant l’annonce officielle du départ du joueur, en compagnie de leurs trois enfants, Noa (7 ans), Milan (3 ans) et Pharell (1 an et demi). Les propos de Dimitri Payet semblent aujourd’hui confirmer la thèse de la presse britannique qui expliquait alors que son épouse ne s’était jamais réellement acclimatée à Londres et avait gardé ses habitudes dans la cité phocéenne où elle multipliait les allers-retours.

 

Maillots brûlés, insultes… Les réactions des supporters londoniens au moment des rumeurs de départ n’ont forcément pas réconcilié la famille avec l’Angleterre. Sa voiture n’a toutefois pas été vandalisée assure Dimitri Payet, contrairement à ce que racontait plusieurs tabloïds. « Beaucoup de choses ont été dites, mais il n’y a pas eu de soucis avec ma voiture, par exemple. Moi, je continuais à vivre normalement. » A-t-il tout de même été effrayé ? « Non, affirme-t-il. C’était plus compliqué pour ma famille. »

 

 

Il a fait la paix avec Florian Thauvin

Aujourd’hui, West Ham brade les maillots floqués au nom du “traître” et la page est tournée. Dimitri Payet a « séché », retrouve des sensations devant le but et s’est même réconcilié avec Florian Thauvin. « Ça se passe très bien, raconte l’ancien du FC Nantes, qui assure qu’ils n’ont même pas eu le besoin de s’expliquer sur le passé. Au bout de quelques jours, simplement en regardant l’entraînement, j’ai vu qu’on avait compris tous les deux. On a pris deux ans de plus aussi, on est peut-être moins cons qu’avant. »

 

Du coup, pas de tensions entre les deux milieux, d’autant que l’ambiance du vestiaire est bonne mais « moins tarée, parce qu’à l’époque, il y avait vraiment de grands malades dans le vestiaire », lâche le numéro 11 de l’OM. La famille Payet peut dormir tranquille.

 

V.L.