En salles mercredi prochain, la comédie Diamantino a pour héros un joueur de foot portugais quasiment calqué sur Cristiano Ronaldo. 

 

Une star du foot portugaise aux sourcils épilés, au teint hâlé et à l’égo surgonflé ? Si à première vue, Diamantino pourrait ressembler à un biopic sur Cristiano Ronaldo, le duo Gabriel Abrantes-Daniel Schmidt signe un film beaucoup plus fou que ça. Récompensée à la Semaine de la critique à Cannes, cette satire se sert en fait d’un faux CR7 en plein déclin pour tourner en dérision le monde moderne. “Nous souhaitions un personnage principal simple, iconique et charismatique, expliquent les réalisateurs. Nous désirions mettre en oeuvre un récit politique et schizophrène qui serait le miroir de l’insanité de notre réalité politique actuelle”.

 

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Incarné par Carloto Cotta, cet ersatz de CR7 se retrouve ainsi confronté à la montée des nationalismes en Europe ou encore à des réfugiés qu’il rencontre en pleine journée bronzage sur son yacht. “Qu’est-ce que c’est ?”, demande-t-il avant d’adopter un enfant qui doit le sortir de sa déprime. Sauf que le petit garçon se révèle être une… jeune femme lesbienne qui enquête pour le fisc. Normal. Ce qui provoque la colère des deux soeurs (tiens, tiens) de Diamantino qui vont tenter de le cloner. Dommage que la vie du vrai CR7 ne soit pas aussi folle.

 

Affiche de Diamantino

 

Diamantino (1h36), en salles mercredi 28 novembre.