Après la fin de la Bundesliga, le New York Times s’est intéressé aux effets du huis clos sur les résultats. Et les chiffres le prouvent : un stade vide change pas mal de choses. 

 

Que reste-t-il aujourd’hui de l’avantage de jouer à la maison ? Avec neuf journées de Bundesliga analysées, le journaliste Rory Smith (New York Times) donne des éléments de réponses chiffrés sur l’influence des stades vides post-Covid. Et ce qu’on imaginait se confirme : l’équipe locale gagne désormais moins qu’avant. D’après les chiffres, relayés par RMC, on observe ainsi que son taux de victoire baisse de 10 points, passant de 43% en début de saison à 33%. Même chose pour la moyenne de buts par match (de 1,7 à 1,4), pour le nombre de tirs cadrés, de dribbles, de passe réussies ou de corners.

 

 

 

Un problème de forme après des mois de repos forcé ? Pas vraiment. Comme le souligne l’article, les équipes visiteuses vont quant à elles mieux : le taux d’arrêt des gardiens augmente, comme celui des tirs cadrés, des frappes, des passes ou de la possession. Adieu l’avantage de jouer à la maison, y compris au niveau de l’arbitrage. Car en l’absence des supporters locaux, l’homme en noir met plus de cartons jaunes à l’équipe locale et siffle plus de fautes. “Sans public, l’arbitre s’autorise à appliquer les règles de manière plus stricte”, en déduit le New York Times.

 

Pas de baisse d’intensité

En revanche, les chiffres nous rassurent (un peu) sur une chose : l’intensité des matchs. Contrairement à ce que le spectateur ressent parfois, les joueurs se donnent autant voire plus. “Selon l’analyse de la Bundesliga (…) les joueurs sprintent un peu plus et les équipes font légèrement plus de courses à haute intensité”, explique Rory Smith. Il faut quand même que le 12e homme revienne vite.