Pour défendre son utilisation de la data, le Betis a expliqué que le recrutement de Lo Celso avait été fait grâce aux données statistiques. Le futur est bien là. 

 

Enième coup de vieux pour les recruteurs à calepin et VHS. Venu présenter le nouvel organigramme du Betis, après le départ mouvementé du directeur sportif Serra Ferrer, le président Angel Haro a répondu aux critiques visant l’utilisation des stats. Son argument numéro un ? L’arrivée de Lo Celso l’été dernier, pour seulement 25 millions d’euros. En quête d’un profil similaire à Fabian Ruiz, parti à Naples, le 10e de Liga l’a trouvé façon Football Manager, grâce à un logiciel qui lui a proposé le nom de l’Argentin – devant celui de Trigueros, Can, Kondogbia ou encore Rabiot – correspondant à 86% à son ex-milieu, comme il l’a fièrement montré aux journalistes.

 

 

 

Des médias en parlent avec cynisme, mais de grandes équipes comme Liverpool ou les Raptors de Toronto travaillent aussi avec les Big Data, a rappelé le boss du club andalou, auteur d’une saison plutôt ratée. José Miguel (López Catalán, le vice-président) nous a averti lors d’un chat avec la direction sportive que les Big Data désignaient Lo Celso comme le meilleur remplaçant de Fabian. J’espère que cela stoppera les blagues autour de cet outil”, a insisté celui qui pourrait faire une grosse plus value avec l’Argentin aux 16 buts marqués dès cet été. Même emballement chez le vice-président et conseiller, qui a expliqué que l’analyse de données serait utilisée quand un agent proposera un joueur, sans devoir automatiquement se déplacer pour l’observer.

 

 

 

 

Il faut des gens qui savent s’en servir”

Pas sûr que cela convaincra l’historique directeur sportif Lorenzo Serra Ferrer (66 ans). Parti quelques jours plus tôt sur fond de gros désaccords avec López Catalán, l’ex-entraîneur n’apprécie pas vraiment l’utilisation de l’outil : “Les Big Data, c’est très bien mais il faut des gens qui savent s’en servir. La machine ne peut pas comprendre si un joueur peut jouer à Séville ou au Betis”, avait lâché l’ancien coach du Barça. Trop old school, Lorenzo ?