Fabrice Pancrate est condamné à deux mois de prison avec sursis. L’ancien attaquant du PSG et du FC Nantes a été reconnu coupable d'”abandon de famille“.

 

Après l’agité Jens Lehmann, coupable de violences routières, c’est un autre ancien footballeur que rattrape la justice. Mardi 8 novembre, le tribunal correctionnel de Nantes a condamné Fabrice Pancrate pour “abandon de famille”, rapporte L’Équipe. Entre juillet 2014 et le 1er mars 2016, l’ancien sportif de 36 ans n’a pas payé la pension alimentaire qu’il devait à son ex-femme, mère de ses trois enfants. À cela s’ajoute qu’il ne lui a pas ramené les enfants à trois reprises.

 

 

Jonathan Zebina condamné à deux ans de prison avec sursis

J’ai d’abord payé mes impôts”

En plus d’écoper d’une peine de prison avec sursis, l’ancien de Sochaux ou encore Newcastle devra aussi verser 2 000 euros de dommages et intérêts à son ancien épouse ainsi que 600 euros pour couvrir ses frais de justice. Fabrice Pancrate semble rencontrer des problèmes financiers. Celui qui confiait en septembre dernier, à Yahoo Sport, être aujourd’hui conseiller sportif pour quelques jeunes footballeurs mais également apporteur d’affaires dans d’autres domaines, s’est en effet présenté à l’audience sans avocat “pour raisons financières”Le Parisien  précise que l’ex-attaquant révélé au Mans au début des années 2000 a affirmé être “retourné vivre chez ses parents”, dans un quartier pavillonnaire de Villepinte en Seine-Saint-Denis. Pour justifier cette dette qu’il estime en milliers d’euros, il a déclaré : “J’ai d’abord payé mes impôts, si je ne le faisais pas, ma dette se serait transmise à ma descendance”, assurant qu’il ne s’agit pas là de “mauvaise volonté”.

 

Fabrice Pancrate affirme toutefois avoir récemment effectué un versement de 52 000 euros à la mère de ses enfants, une information qu’elle confirme. Propriétaire de plusieurs appartements – lui rapportant des loyers jusqu’à 2 400 euros par mois – et parti du club nantais avec des indemnités de près de 140 000 euros, l’ex-Canari a eu, sans grande surprise, du mal à convaincre le conseil de la partie adverse, qui a parlé de “volonté de nuire claire et nette”. En plus de sa peine, il devra également régler ses créances, comme la présidente du tribunal correctionnel de Nantes lui a rappelé. Sale histoire.