Prêté par le Real depuis cet été, le futur crack Take Kubo (19 ans) permet à Majorque (et à la Liga) de cartonner au Japon. 

 

26 matchs, 3 buts et une hype inespérée pour Majorque. En train de confirmer les espoirs placés en lui dans les Baléares, malgré la situation compliquée en championnat (18e), le jeune Kubo aura aussi permis à son équipe de gagner un truc cette saison : être le club le plus suivi au Japon. “Huit des dix matchs de Liga les plus vus ici cette saison sont de Majorque, a révélé Iván Codina, le directeur du championnat espagnol au Japon, sur la Cadena SER. Le plus suivi a été Majorque-Villarreal (novembre 2019), quand Kubo a marqué et fait une grosse prestation.” Même le Clasico n’a pas eu autant d’attention chez les 126 millions d’habitants du pays.

 

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À tel point que grâce au “Messi japonais”, la Liga marcherait même mieux que le championnat anglais. “L’impact a été très grand, poursuit-il. Avec l’effet Kubo, on a dépassé la Premier League. Cela vous donne une idée de ce qu’il représente. C’est similaire à l’impact de Wu Lei avec l’Espanyol en Chine”, souligne le dirigeant, qui ajoute que l’effet se fait aussi ressentir sur les réseaux sociaux de Majorque et du Real.

 

 

 

Une erreur pour le Barça ?

De quoi ravir Tebas, toujours à fond sur le marché asiatique pour lequel il aime changer les horaires de matchs, et (déjà) donner des regrets au Barça. Formé à la Masia de 10 à 14 ans, puis reparti au pays en 2016 suite à la sanction FIFA, le milieu a opté pour l’ennemi madrilène cet été plutôt qu’à un retour chez les Blaugrana, pas prêts à s’aligner sur la concurrence pour le récupérer. Une potentielle boulette sur le plan marketing et sportif, comme l’international l’a encore montré samedi contre son ex-club malgré la défaite (0-4). “Cela a été une grosse perte pour eux, juge Iván Codina. On parle d’un joueur formé au club. Beaucoup de grands espoirs asiatiques se perdent un peu quand ils arrivent en Europe parce qu’ils n’arrivent pas à s’adapter. Kubo, lui, était complètement intégré. On parlait avec lui et on se rendait compte qu’il parlait mieux catalan que nous”. Zizou et Florentino peuvent se frotter les mains.