Même les joueurs les plus classes sont touchés. Après CR7, Ricardo Carvalho ou encore Pepe, c’est Luka Modric qui est accusé d’avoir fraudé le fisc dans l’affaire Football Leaks.

 

Un nouveau joueur du Real Madrid est donc éclaboussé par le scandale. Selon El Mundo, Luka Modric aurait lui aussi éviter de payer des impôts sur ses contrats publicitaires grâce à un montage. C’est à une société basée au Luxembourg que le Croate aurait cédé ses droits d’image en 2012, quelques mois après son arrivée dans la capitale espagnole, en provenance de Tottenham. Baptisée Ivano, comme son fils, la société est gérée par sa femme Vanja et lui a permis de payer 1% au lieu de 51% d’impôts en Espagne.

 

En 2013 et 2014, Luka Modric (31 ans) n’aurait ainsi pas payé d’impôts sur ses droits d’image en Espagne. Le milieu aurait toutefois déclaré être actionnaire d’Ivano et posséder d’autres biens au Luxembourg pour un total de 14 millions d’euros. El Mundo, qui indique qu’une enquête du fisc a visé le joueur du Real Madrid en janvier 2016, n’en connaît pas l’issue.

Le verdict est tombé pour Lucas Hernandez, accusé de violences conjugales

 

 

 

Un juge veut interdire ces révélations

Au Real Madrid, Cristiano Ronaldo est donc loin d’être le seul à frauder le fisc. Parmi les dernières révélations de Football Leaks, on apprend également que son coéquipier Fabio Coentrao a utilisé une société offshore au Panama et n’aurait rien déclaré en Espagne. Visé par une enquête, en 2015, l’ex-défenseur de l’AS Monaco aurait régularisé sa situation mais auprès du fisc portugais. Quant à Pepe, il aurait caché presque 4 millions d’euros entre 2009 et 2014, via une société écran aux Iles Vierges britanniques. Une enquête a été ouverte en 2015 sans que l’on sache si cela a entraîné un remboursement.

 

Preuve de l’étendue de la polémique, un juge espagnol tente d’interdire la publication de ces informations. Saisi par un cabinet d’avocats soupçonné dans l’affaire, notamment via Cristiano Ronaldo, Arturo Zamarriego Fernandez évoque un viol du “droit fondamental à la confidentialité des communications” et ordonne une interdiction de publication. Ce qui a fait bondir la Fédération européenne des journalistes qui a dénoncé une “violation de la liberté de la presse”.