Absent de l’avant-première à Cannes pour cause d’opération, Maradona a aussi taillé le docu d’Asif Kapadia qui lui est consacré. Sans l’avoir vu. 

 

Il fallait bien que Maradona fasse du Maradona. Héros du nouveau docu d’Asif Kapadia, après Amy et Senna, El Diez n’a pas pu s’empêcher de grogner. La raison ? Le mot “tricheur” que l’on retrouve sur l’affiche, aux côtés de termes plus sympas comme “héros”, “rebelle” et “dieu”. “Moi, j’ai joué au foot et gagné mon argent en courant derrière un ballon. Je n’ai arnaqué personne, s’est-il vexé sur la chaîne mexicaine Univision. S’ils veulent attirer du public comme ça, ils se trompent (…) Je n’aime pas ce titre, et si je n’aime pas le titre, je ne vais pas aimer le film. N’allez pas le voir”, a même conclu le mythe argentin, dont la sulfureuse période napolitaine est le fil rouge du film, qui s’appuie sur 500 heures d’archives inédites.

 

 

Une sortie 100% maradonesque mais qui surprend (un peu). D’abord, parce qu’il était attendu dimanche à la projection cannoise, où il n’a finalement pas pu se rendre à cause d’un souci à l’épaule. Ensuite, parce que le film a été produit avec son accord. “Ma rencontre avec Diego a été comme il est : étonnante, avait raconté Asif Kapadia dans L’Equipe. C’était il y a 5 ans. Il m’a dit : “Viens me voir en Argentine.” Ça s’est passé autour d’un café et ça c’est conclu par une poignée de main”. Diego avait même adoré le film sur Senna, dont il était fan : “Quand je l’ai contacté, il m’en a aussitôt parlé (…) Entre nous, la confiance s’est installée”, assurait l’Anglais, qui pensait aussi émouvoir El Diez avec des images en famille qu’il n’avait jamais pu voir. D’ici la sortie, le 31 juillet, Diego aura encore le temps de changer d’avis.

 

L'affiche du docu sur Maradona