La finale de la Coupe du monde 1998, c’était 80 000 spectateurs au Stade de France et 20,6 millions de téléspectateurs branchés sur TF1. Mais le père de Zinedine Zidane, lui, manquait à l’appel.

 

La-lala-la-la-lalalalalala” Si toute la France a chanté du Gloria Gaynor et célébré Zinedine Zidane après la finale de la Coupe du monde 98, l’un des parents du héros de la soirée n’a rien vu : Smaïl Zidane. C’est ce qu’on apprend dans son autobiographie, qui paraît demain et dont Le Parisien publie les bonnes feuilles. « Le soir de la finale de la Coupe du monde, le 12 juillet 1998, je ne suis pas au Stade de France, avec ma belle-fille et Enzo, ni devant mon poste de télévision, écrit le père de Zizou dans Sur les chemin de pierres (Michel Lafon). Malika et moi gardons notre petit-fils Luca, l’enfant de Yazid et Véronique, né deux mois plus tôt à Aix-en-Provence, puisque mon fils a rejoint la Juventus Turin. »

 

 

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« Je dois être le seul du quartier à ne pas regarder le match ! »

Sa salle à manger pleine, entre invités, conjoints et amis, Smaïl Zidane s’éloigne de cette ambiance survoltée pour s’isoler dans le jardin avec le petit Luca, aujourd’hui âgé de 18 ans, gardien plutôt musclé chez les jeunes du Real Madrid. « Ce soir, je dois être le seul du quartier à ne pas regarder le match ! », continue le père de l’ancien numéro 10 tricolore. Il va néanmoins pouvoir compter sur Noureddine, troisième enfant du clan Zidane, pour le tenir au courant du score même s’il « suffit d’entendre leurs cris ».

 

 

« Ton père, ton père… » ce héros

Le grand frère du coach des Madrilènes sortira donc à trois reprises, pour les deux premiers buts de Zizou et celui d’Emmanuel Petit, contre le Brésil. Smaïl Zidane se souvient encore de ce moment : « Comme il doit être heureux notre Yazid ! Je ne peux détacher mon regard des yeux clos, du souffle si léger de Luca. Et mes lèvres lui murmurent malgré moi : Ah ton père, ton père… » Il écrit dans cet ouvrage, dont la préface est signée par Zinedine himself, qu’il était alors rempli de gratitude « pour tout ce bonheur que Dieu (nous) donne », et lui demande de « protéger ce petit être qui s’éveille à la vie ». Smaïl a une nouvelle fois été entendu.

 

Le livre de Smaïl Zidane, Les chemins de pierres (Michel Lafon)

Le livre de Smaïl Zidane, Les chemins de pierres (Michel Lafon)

 


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S.St