Un nouveau spot pour Puma, un prix GQ… Antoine Griezmann est partout depuis quelques jours. Et ce week-end, l’attaquant de l’Atlético Madrid a accepté de se livrer dans un entretien avec L’Équipe Magazine.

 

Héros de l’Euro 2016 qui l’a consacré nouvelle mascotte des Bleus, Antoine Griezmann a rapidement croulé sous les sollicitations. Cet été, l’attaquant de l’Atlético Madrid avait donc besoin de prendre l’air et c’est direction Miami qu’il est parti fuir la surmédiatisation aux côtés de Paul Pogba. « C’est compliqué de vivre normalement, justifie Grizi. Nous sommes extrêmement sollicités alors qu’aux États-Unis on arrive à être tranquille. » Cerise sur le gâteau, il a pu y croiser Cristiano Ronaldo et même lui passer un petit message.

Heureux ballon au pied, Antoine Griezmann reconnaît toutefois que les « obligations hors foot », elles, sont parfois pesantes. Combiner des shootings interminables pour la presse ou les sponsors avec des matchs tous les trois jours demande en effet pas mal d’organisation et un sacré mental. Et même Grizi pourrait en perdre son sourire, surtout lorsqu’il est « vidé »  : « J’essaye toujours de rester de bonne humeur et de répondre présent. Mais parfois, ça s’enchaîne. »

 

Antoine Griezmann parle religion : "Je baigne dedans depuis tout petit"

« Quand on me bâchait, j’étais malheureux »

Devenu un roi de la com’ à l’image de son idole David Beckham, Antoine Griezmann ne veut toutefois pas faire n’importe quoi. Du haut de ses 25 ans, l’attaquant sait déjà où il va et ce qu’il ne veut pas, n’hésitant pas à refuser « des mimiques, des poses » qui lui correspondent moins.

 

S’il admet avoir du mal avec le rythme des obligations médiatiques, Antoine Griezmann assure que la fatigue n’aura jamais raison de sa relation avec ses supporters. « Quand j’étais gamin, moi aussi je chassais les autographes. Et quand on me bâchait, j’étais malheureux », se souvient-il. Ses 16 millions de followers apprécieront.

 

 

J’évite de lire les commentaires”

Star des réseaux sociaux depuis l’Euro, Antoine Griezmann se souvient pourtant avoir vécu des épisodes moins cool avec Internet. « Je m’étais fait ramasser sur Twitter après un derby Real Sociedad-Athletic Bilbao, explique celui qui évite de lire les commentaires “pour éviter de souffrir”. J’avais dû dire qu’on allait gagner 3-0, que j’allais marquer un triplé. Je m’étais fait démonter. Moi, j’avais dit ça en rigolant. Après cette histoire, j’avais même fermé mon compte. Tellement ça m’avait saoulé. »

 

Et puis, il y a eu des insultes proférées à l’encontre de sa compagne Erika : « Ça s’est produit sur le blog de mode d’Erika. À un moment, elle est devenue une cible, il y avait des insultes, des trucs pas propres. », raconte le joueur, un des plus suivis chez les Bleus avec Paul Pogba. Haters gonna hate. Mais ces déboires sont bien loin et avec l’aide de son ami mâconnais Andre de Sousa, le joueur gère ses comptes sans véritablement de stratégie de communication.

 

 

Mia, les réseaux sociaux et la berceuse

Mais Antoine Griezmann refuse de tout montrer. Il y a une chose que ne verront jamais ses followers, ou plutôt quelqu’un, c’est sa fille : « Je fais attention de ne jamais exposer le visage de Mia, ma fille. L’autre jour, pour France-Côte d’Ivoire, je me suis levé pour la Marseillaise et comme Mia était dans mes bras, j’ai demandé à Erika de nous faire une photo de dos avec l’écran télé en face. Je l’ai mise ensuite sur mes comptes. En vérifiant bien qu’on ne voyait pas son visage. »

 

Toujours debout pour l’hymne ! 🇫🇷😍💪 #EnFamille

Une photo publiée par Antoine Griezmann (@antogriezmann) le

 

Jeune papa heureux, ce « sanguin » qui confiait récemment à quel point sa fille l’avait apaisé dans sa carrière, révèle quand même un petit secret. « À la maison, je n’arrête pas de chanter des trucs de stade. Je berce parfois ma fille, Mia, avec un chant de l’Atlético, Olé Olé Cholo Simeone. » Tant qu’il ne gesticule pas comme le coach argentin, elle devrait pouvoir dormir.

 

Une très belle surprise aujourd’hui à l’entrainement 😍 #Mía

Une photo publiée par Antoine Griezmann (@antogriezmann) le