Vu en Chinese Super League dernièrement, Mark Clattenburg n’est plus au sifflet des grands soirs européens. Mais l’Anglais a raconté quelques souvenirs croustillants sur les plus grands noms qu’il a arbitrés dans le Daily Mail. Extraits. 

 

 

CR7

Ce que j’admire le plus chez lui, c’est sa capacité à hausser son niveau de jeu quand son équipe est en difficulté. Je l’ai arbitré quand il était jeune en Premier League, puis à Madrid, et je savais que j’étais sur le terrain avec un joueur unique qui pouvait tout changer en un instant. Je m’entendais très bien avec lui. Quand j’ai été chercher ma médaille après la finale de l’Euro 2016 il a essayé de me prendre dans ses bras pour m’embrasser. C’est le niveau de respect que l’on avait. J’ai été déçu quand il s’est blessé au début de la finale parce que l’on perdait un grand joueur. Mais je ne l’ai jamais traité d’une manière différente qu’un autre et je crois que c’est pour ça que l’on avait une bonne relation. Après un match, j’ai trouvé un maillot dédicacé dans le vestiaire : “Pour Mark, amitiés, Cristiano Ronaldo”. C’était un très beau geste. Je ne l’ai jamais averti je crois, c’est sûrement pour ça qu’il me l’a donné.”

 

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Messi

Quand je l’ai arbitré pour la première fois, j’ai vraiment été ému, honnêtement. C’était le Barça contre le PSG et quand j’étais près de lui je me disais : “Oh mon dieu, c’est incroyable.” Quand on arbitre, on essaye de suivre le ballon. Mais avec lui, on peut le perdre, donc imaginez pour les défenseurs ! J’ai été obligé de changer la manière dont j’analysais la situation quand il avait le ballon. Il dribblait tellement que ses adversaires tentaient de l’arrêter de plein de manières, parfois en lui marchant sur le pied ou avec le haut du corps. Je l’ai averti lors du premier match contre le PSG pour une semelle, mais il ne s’est jamais plaint ou dit quelque chose.

 

Suarez

La première fois c’était avec l’Ajax et il en a marqué quatre. Je suis rentré chez moi et j’ai dit à des amis : “Quel joueur, il est incroyable.” Il a un côté sale dans son jeu comme Diego Costa, mais il a un tel talent. J’étais content quand il a signé à Liverpool parce que je savais que la Premier League allait avoir un incroyable joueur. Il est souvent à la limite donc on doit gérer ça. Il lâchait toujours des mots en espagnol mais j’ai arbitré dans le monde entier et je connais les gros mots. Donc je lui en ai renvoyé un ou deux et il était choqué !”

 

 

Kompany

J’ai surtout beaucoup de respect pour lui. Il s’est toujours exprimé de manière respectueuse. Je l’ai déjà exclu mais il prenait toujours le temps de discuter après. Je me souviens d’une erreur que j’ai commise une fois au détriment de City. À la mi-temps, il est venu me voir : “Mark, les joueurs font des erreurs, vous aussi. Mais ne vous inquiétez pas, oublions-la.” C’est typiquement lui. Une autre fois, je lui ai mis un rouge lors d’un Belgique-Israël (en 2015) (…) Dix jours plus tard, j’arbitrais le derby de Manchester. Il a fait un tacle qui me semblait dangereux à vitesse réelle. À la demande de mon assistant, je lui ai donné un jaune plutôt qu’un rouge. Quelques minutes plus tard, il était blessé et a dû se mettre sur le côté. Il m’a ensuite dit : ‘Merci, Mark ! Je n’avais vraiment pas besoin d’un deuxième rouge en une semaine’.”