Celui qui n’a pas voulu quand il pouvait ne pourra pas quand il voudra”, “L’intelligence me poursuit, mais… je suis plus rapide !”. Comme une nouvelle fulgurance de Messi, tout le monde attend le “mot de la fin” d’Omar da Fonseca qui conclut Giga Liga sur beIN Sports le lundi soir. À quelques jours de boucler leur grande saison 2017/18 et de s’envoler en Russie pour le Mondial, on a discuté avec le consultant argentin et Benjamin Da Silva de cette séquence devenue culte. 

 

Comment est né le “mot de la fin” ?

Benjamin : C’est très simple, en fait la première émission que l’on a écrite avec Omar, j’avais le conducteur, la base, j’écrivais l’émission, j’étais sur la fin et ça se finissait sur des tableaux, résultats, classement… Je me disais mince, on ne va pas dire au revoir comme ça, ça fait un peu froid. Et j’ai dit à Omar : “on va finir avec une expression à toi”. Donc prépare une phrase, et je dirai “voilà, maintenant le mot de la fin c’est pour toi et tu fais ce que tu veux”. C’est né comme ça et Omar était tout de suite chaud comme d’habitude (rires).

 

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Comment tu les trouves, Omar ?

Omar : Il y a un peu de tout, d’abord je lis, j’essaye de récupérer des mots argentins que je mélange, parfois ça fait une mayonnaise que j’ai du mal à comprendre moi-même j’avoue (rires) Je suppose que c’est pas toujours évident mais ça me plaît et ça me donne une sorte de défi chaque semaine qui est important dans la vie : toujours oser, plutôt que doser, et toujours se déterminer à essayer de faire !

 

Ce sont toujours des inventions ? 

O : Ah oui, à un pourcentage très très élevé ce sont des inventions, j’essaye toujours de les mélanger et créer des choses, sans grande prétention bien sûr.

 

 

“Les proportions que ça prend, c’est fou”

Tu les répètes beaucoup ?

O : Beaucoup, beaucoup parce que j’ai une mémoire catastrophique même pour trois phrases, ça m’est déjà arriver il fallait que je dise la troisième phrase et j’ai eu un blanc total ! Pour dire deux mots (rires) d’un point de vue mémoire je suis cata, tout le monde rigole dans la régie, ils me poussent à finir mais je suis à la ramasse (rires).

 

B : Moi je me bouche les oreilles, je veux pas l’entendre, je veux la découvrir, c’est tellement plus drôle quand je la découvre. Pendant que moi je fais les tableaux, le classement des buteurs etc. et on le voit pas à l’image, mais Omar ne parle pas et il se met face caméra pour répéter, il mime sa phrase ! (rires). Plusieurs fois il s’est planté sur ce qu’il devait dire, c’est drôle, mais comme on le fait dans les conditions du direct donc c’est du one shot. On ne peut pas la refaire.

 

Tu proposes des idées de “mot de la fin” parfois ?

B : Non je propose pas, c’est beaucoup plus drôle si ça vient d’Omar.

 

Tu t’attendais à ce que ce soit aussi repris sur les réseaux sociaux ?

B : Non, les proportions que ça prend, c’est fou, c’est très drôle. Je m’y attendais pas du tout.

 

: J’ai quelques amis ou connaissance de la télé, des journalistes comme Nagui, Guy Carlier ou Benjamin Biolay qui me disent qu’ils regardent… Je suis encore étonné, je dis “vous avez rien d’autre à faire ?” C’est incroyable ! Mais comme beaucoup de choses dans ma vie, ce n’est pas voulu, ça n’a pas été fait pour ça, c’était juste pour terminer une émission avec un peu de joie, j’avais aucune prétention.

 

 

Ton mot de la fin préféré Benjamin ?

B : Si je devais retenir toutes les expressions d’Omar depuis que je travaille avec lui (rires).

 

L’intelligence me poursuit mais je suis plus rapide” ?

B : Ah oui celle-là est folle ! (rires) Tu sais pourquoi il fait le geste avec ses bras ? C’est la célébration de Messi en Liga, quand il avait dansé après un but.

 

Le mot de la fin va forcément rester la saison prochaine ?

B : La grille de la saison prochaine n’est pas encore officielle mais si l’émission reste, bien sûr !

 

Benjamin Da Silva et Omar Da Fonseca dans "Giga Liga" sur beIN Sports

Benjamin Da Silva et Omar Da Fonseca dans “Giga Liga”

 

Tu penses à des nouveautés dans l’émission déjà ?

B : Oui, il y a des choses que j’aimerais faire, qu’on ait plus le temps de se poser donc par exemple rallonger l’émission. On saura si c’est possible dans quelques jours avec la grille de rentrée.

 

Omar, tu connais déjà le mot de la fin pour la dernière de Giga Liga ?

O : Non, justement, je voudrais essayer, je vous donne un scoop : j’aimerais mélanger ça avec une chanson. On dirait pas mais ça me tracasse ! Souvent j’arrive lundi après-midi, on enregistre à 16h et je suis un peu stressé… Faudrait que je prépare ça bien avant mais là-dessus, je suis pas très français, je suis pas du tout carré et très mal organisé (rires).