Souvent considérée comme un modèle pour l’égalité hommes-femmes, la Finlande le prouve aussi au foot en instaurant le même salaire pour tous en sélection. 

 

Litmanen n’est plus là mais la Finlande a toujours des idées. Absente du Mondial féminin en France cet été, la sélection vient quand même d’obtenir un droit que beaucoup de leurs homologues attendent : avoir un salaire identique aux hommes. “Nous voulons contribuer au développement d’une société plus responsable et égalitaire, a expliqué Ari Lahti, le président de la Fédé finlandaise, qui vient de signer un accord pour quatre ans. Nous espérons que cela va encourager les médias, partenaires et supporters à s’impliquer encore plus dans le foot féminin”.

 

 

Du côté des joueuses, on célèbre évidemment “un grand jour”, comme l’a tweeté Linda Sällström, avant-centre internationale du Paris FC (D1) : “Je me sens fière d’être une footballeuse finlandaise. En plus d’avoir des rêves et des objectifs communs, nous partageons désormais les mêmes contrats”, écrit l’attaquante de la sélection, 31e au classement FIFA et demi-finaliste de l’Euro 2005. Fruit d’un long combat, cet accord est aussi significatif d’un point de vue économique, vu leurs salaires largement inférieurs en club.

 

 

 

Elles le méritent”

En Finlande, où le droit de vote des femmes a été instauré dès 1906, les joueurs valident en tout cas le choix des dirigeants : “Elles méritent tous ce qu’elles ont obtenu, s’est réjoui Tim Sparv, le capitaine de la sélection qui s’était dit prêt à baisser son salaire pour permettre cet accord. Cela veut dire beaucoup et j’en suis ravi, la Fédé est une pionnière en la matière”. Un exemple encore rare mais que l’on pourrait voir de plus en plus : l’équipe des Pays-Bas, finaliste du dernier Mondial, obtiendra aussi dans quelques années le même salaire que les hommes.