Nouvelles révélations dans l’affaire Football Leaks. Mediapart vient de dévoiler que Javier Pastore et Angel Di Maria percevaient des revenus publicitaires via des sociétés écrans basées dans des paradis fiscaux.

 

Mediapart avait prévenu : des clubs français seront touchés par le scandale. C’est désormais chose faite avec deux stars du PSG, Angel Di Maria et Javier Pastore. On apprend ainsi qu’en 2014, lorsque le premier est courtisé par TSA, qui vend des boissons énergisantes en Asie, pour un contrat de sponsoring de 150.000 euros, “El Fideo” souhaite que le cachet soit versé sur le compte de sa société au Panama. Et ce, sans que son nom n’apparaisse sur le contrat. Dans un mail, il est clairement écrit que «Di Maria ne veut pas de référence à son nom dans le contrat» et que sa société Sunpex est au Panama pour des “raisons fiscales». Difficile de plaider l’ignorance pour le joueur.

 

Et ce n’est pas tout puisque les transferts de l’attaquant, poursuivi par la justice en Espagne, auraient généré des commissions occultes. Lors du transfert d’Angel Di Maria à Manchester United, en 2014, les Red Devils versent 2 millions d’euros à Kunse, une société basée à Amsterdam, qui envoie ensuite 1,85 million d’euros à Paros Limited, enregistrée aux îles Vierges britanniques, un paradis fiscal. Pour son transfert au PSG un an plus tard, c’est Gestifute, la société du super agent Jorge Mendes, qui verse 50% de la commission payée par le club parisien à Kunse, à Amsterdam.

Jonathan Zebina condamné à deux ans de prison avec sursis

 

Grâce à ce système, les clubs et les sponsors n’ont pas à verser l’argent directement dans des paradis fiscaux. Ils peuvent plaider l’ignorance en payant aux Pays-Bas, où beaucoup de sponsors ont d’ailleurs eux-mêmes leur siège, comme Nike et Adidas”, indique Mediapart qui pointe du doigt quatre agents argentins abusant de ce système, tentent de truquer des matchs et font sélectionner des joueurs en équipe d’Argentine pour faire grimper leurs prix.

 

 

Javier Pastore passe aussi par les Pays-Bas

Quant à Javier Pastore, il passerait également par une société écran en Uruguay, via les Pays-Bas, pour toucher de l’argent de ses sponsors. Nike lui aurait versé 1,9 million d’euros entre 2013 et 2015. Et ce via Orel, une société hollandaise, qui a ensuite reversé de l’argent à Klizery SA en Uruguay, où la fiscalité est plus confortable.