En Angleterre, la majorité des droits télé du championnat viennent d’être attribués et rapportent moins d’argent que prévu.

 

Inquiétude à venir dans le foot anglais ?  Mardi, les chaînes Sky Sports et BT ont pu conserver les droits de retransmission de la Premier League de 2019 à 2022 mais pour un montant inférieur à la précédente période (2016-19). Pour cinq lots (sur sept), le montant s’élève en effet à 5 milliards d’euros contre 6,9 milliards d’euros auparavant. Le calcul est donc simple : les instances du foot anglais doivent désormais obtenir 1,9 milliard d’euros sur les deux derniers lots restant, qui concernent la diffusion de 40 matchs dont certains programmés en semaine ou lors de jours fériés, pour ne pas voir le montant total de ses droits baisser.

 

La tâche s’annonce donc difficile malgré le présumé intérêt d’Amazon qui pourrait faire monter les enchères. « S’il n’y a pas eu d’annonce sur ces deux derniers lots, c’est probalement que le prix de réserve n’a pas été atteint, explique Tim Westcott, analyste média chez IHS Markit, dans L’Équipe. Ils pourraient donc être attribués à Sky ou BT, à un autre enchérisseur ou être diffusés directement par la Premier League, faute d’accords ». Peut-être la fin d’une ère pour l’Angleterre et ses clubs, qui vont désormais miser sur la vente des droits à l’international qui rapporte toujours gros.

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