Il y a eu son compte hacké par sa compagne Anara Atanes et les soupçons de fricotage avec une infirmière. Mais pour Samir Nasri, le pire de cette histoire pourrait bien être une suspension pour dopage.

 

Début d’année 2017 difficile pour Samir Nasri. Accusé par sa désormais ex-compagne, Anara Atanes, d’avoir eu des relations tarifées avec une infirmière prénommée Jamilah, l’ex-milieu des Bleus fait l’objet d’une enquête antidopage approfondie suite au traitement vitaminé reçu par intraveineuse dans cette clinique privée de Los Angeles, Drip Doctors. Une enquête qui pourrait, dans le pire des cas, l’éloigner des terrains pendant quatre ans.

 

C’est ce que révèle aujourd’hui le site britannique The Independent. L’AEPSAD (agence antidopage espagnole) n’est plus la seule à se pencher sur le dossier Samir Nasri, puisque l’agence mondiale a demandé « en urgence » de nouvelles investigations sur l’international français, qui a depuis repris l’entraînement avec le FC Séville.

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Voyage non déclaré et absence de document

Si les traitements par intraveineuses sont tolérés tant qu’ils ne concernent pas un produit interdit par l’Agence mondiale antidopage et n’excèdent pas les 50 millilitres, l’ancien Marseillais aurait néanmoins dû se procurer en amont une Autorisation d’usage thérapeutique (AUT). Toujours selon The Independent, le FC Séville a confié à l’AEPSAD qu’il n’était pas au courant du voyage du joueur aux Etats-Unis pour subir cette intervention.

 

L’Équipe précise néanmoins que le club entraîné par Jorge Sampaoli a déjà obtenu de la clinique américaine « le contenu exact de l’injection et le dosage ». Quant à Samir Nasri, il s’était dit confiant et ouvert à tous tests pour prouver son innocence. Mais l’enquête de l’agence antidopage espagnole ayant été ouverte le 28 décembre, l’agence mondiale souhaiterait faire accélérer les choses, afin d’éviter que des traces de dopage ne puissent disparaître avec le temps.

 

 

Une suspension de quatre ans

En cas d’infraction constatée, l’ex-joueur des Bleus pourrait être poursuivi par l’organisation ainsi que « d’autres personnes impliquées ». Ben Nichols, porte-parole de cette dernière, a tenu à préciser que toute violation de l’article 2.2 du code de l’AMA peut entraîner une suspension allant jusqu’à quatre ans. Plutôt clémente dans ce genre de cas, l’instance ne devrait néanmoins pas en arriver à des mesures aussi extrêmes concernant le cas Nasri. En 2011, Kolo Touré, alors joueur à Manchester City, avait été suspendu 6 mois pour avoir pris des cachets amincissants de son épouse, alors que les textes évoquaient une exclusion allant jusqu’à 2 ans.

 

Toujours est-il que cela reste un coup dur pour Samir Nasri et le FC Séville. Revenu au top en Andalousie, l’ex-milieu d’Arsenal et de l’OM est devenu un des piliers du onze de Jorge Sampaoli en quelques mois. La nouvelle risque d’être également mal accueillie du côté de Manchester City qui comptait sur ce regain de forme pour vendre définitivement le joueur à Séville, où il est simplement prêté, et peut-être attirer en échange le Français Steven N’Zonzi, une des révélations de la saison dans le sud de l’Espagne.

 

V.L.