Lundi, Lucas Moura a provoqué des centaines de réactions sur Twitter en affichant son soutien à Jair Bolsonaro, candidat d’extrême droite à la présidentielle au Brésil.

 

Elu joueur du mois d’août en Angleterre, Lucas Moura pouvait tranquillement savourer son bon début de saison et les éloges sur sa progression. Un plan visiblement trop calme pour l’ailier de Tottenham qui vient de se fourrer dans une grosse polémique au Brésil. La raison ? L’ancien du PSG a choisi d’évoquer publiquement son soutien à Jair Bolsonaro, candidat d’extrême droite à la présidentielle qui vient d’être hospitalisé après avoir été poignardé lors d’un meeting.

 

Jair Bolsonaro en août 2018 au Brésil (Panoramic)

Jair Bolsonaro en août 2018 au Brésil (Panoramic)

 

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Au moins, je n’entends pas les mêmes propositions et paroles chez lui”, s’est justifié Lucas Moura sur Twitter. Problème : l’ex-joueur parisien semble oublier toutes les sorties racistes ou homophobes du candidat affilié au Parti social-libéral (PSL), ce que des dizaines de twittos n’ont pas manqué de lui rappeler. Sauf que pour Lucas Moura, l’ex-capitaine de l’armée, connu pour son soutien à la dictature militaire ou à la torture, en plus de son discours misogyne, “serait en prison” s’il était vraiment raciste. Pour rappel, le candidat qui a “Jésus dans le coeur” a déclaré qu’une députée de gauche ne “méritait même pas d’être violée”, qu’il préférerait voir son fils “tué dans un accident” plutôt qu’homosexuel ou décrit les peuples indigènes et noirs comme “malodorants” et “non éduqués”, ce qui lui a valu une inculpation.

 

 

Si Lucas Moura a pris le temps de répondre à des dizaines d’abonnés sur Twitter, passant même en TT dans son pays natal, ses arguments ont donc forcément parus légers pour défendre le “Trump du Brésil” et favori du premier tour de la présidentielle avec 22% d’intentions de votes. “Ça me fait mal au coeur mais j’unfollow Lucas Moura qui défend Jair Bolsonaro”, a par exemple tweeté un de ses abonnés. “Tu ne suis que des gens qui ont le même avis que toi ?”, lui a répondu l’international brésilien, qui s’est également vu reprocher de défendre un candidat favorable à la peine de mort – tout en étant très croyant – et au port d’arme. Sur ce dernier point, Lucas semble surtout d’accord avec le fait de “mieux armer” la police pour lutter contre l’insécurité.

 

 

Il y a quelques mois, c’est le nom de Ronaldinho qui a été associé à Jair Bolsonaro (63 ans), soutenu par d’autres joueurs comme Felipe Melo. En plus de poser avec un livre du député conservateur, le mythique numéro 10 avait été pressenti pour se lancer dans la course au sénat avec son parti, avant que le projet ne soit démenti. Lucas devrait pourtant le savoir : il vaut mieux imiter Ronnie sur le terrain qu’en dehors.