Dans une interview à la BBC Radio, Pep Guardiola a évoqué la question des réfugiés et réitéré son soutien aux ONG qui sauvent des vies en Méditerranée. 

 

Doit-on mélanger le foot et la politique ? Si certains s’arrangent pour que les opinions restent bien au fond du vestiaire, d’autres comme Pep Guardiola ne s’embêtent pas trop avec cette question. Déjà engagé pour l’indépendance de la Catalogne, quitte à prendre des amendes en Premier League pour un ruban jaune, le coach de City vient de revenir publiquement sur un autre sujet qui lui tient à coeur : la crise des réfugiés.

 

 

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Ces gens ne veulent pas partir”

C’est le monde dans lequel on vit aujourd’hui, a regretté Pep Guardiola sur BBC 5 Live Sport. Dans la Méditerranée, des gens meurent. Ce n’est pas une question de loi, mais d’humanité. Des héros viennent les sauver en bateau et les gouvernements ne les laisse pas faire. Dans quelle société nous et nos enfants allons vivre ?”, s’est interrogé le coach, qui aborde le thème après avoir évoqué l’attentat commis au concert d’Ariana Grande à Manchester, où ses filles et son épouse étaient présentes. “Ces gens ne veulent pas partir mais ils sont obligés, parce que c’est la guerre dans leur pays, qu’on tue leur famille. C’est pourquoi la communauté européenne, les Etats-Unis, la Russie, tous les grands pays doivent régler ce problème, cela devrait être la priorité (…) Ce n’est pas dire à tout le monde de venir mais d’essayer de les aider. Et si des gens qui viennent les aider sont ensuite punis, c’est que nous allons très, très mal”, ajoute-t-il.

 

 

Pep Guardiola fait ensuite un rapprochement avec son histoire personnelle et celle de l’Espagne : “Il y a eu une guerre civile et des gens sont partis, peut-être ici en Angleterre, au Mexique, aux Pays-Bas, en France, en Allemagne, à cause de la guerre. Ça s’est passé et ils nous ont acceptés. Mes grand-parents, leurs parents… Ils ne voulaient pas partir mais il y avait une guerre, et cela se produit encore aujourd’hui. Ils nous ont acceptés alors pourquoi on ne les accepterait pas aussi maintenant ?”. 

 

 

Un don de 150.000 euros

Face au journaliste Guillem Balague, auteur d’une biographie sur lui en 2013, Pep Guardiola fait aussi référence à l’ONG Proactiva Open Arms dont il avait financé les réparations d’un navire à hauteur de 150.000 euros cet été. “Il est venu nous voir comme d’autres sportifs pour donner un coup de main”, avait confié le directeur de l’ONG, également soutenue par des acteurs comme Penelope Cruz ou Javier Bardem. Le bateau avait été bloqué par les autorités italiennes au port de Pozzallo pour des soupçons d’aide à l’immigration clandestine avant que le placement sous séquestre ne soit annulé.