Quelques jours après avoir affirmé que Cristiano Ronaldo avait acheté le silence d’une jeune femme l’accusant de viol, le journal Der Spiegel publie des documents compromettants.

 

Une “invention” des journalistes ? Malgré la réponse ferme du clan Cristiano Ronaldo, l’affaire risque de faire un peu plus de bruit après les nouvelles révélations de Der Spiegel. Car le journal confirme ses dires et affirme aujourd’hui avoir des preuves que CR7 a acheté le silence de celle qui l’accusait de viol. Début 2010, au moment des négociations entre ses avocats et la jeune américaine, l’attaquant du Real Madrid était même tenu au courant de l’avancée des discussions par SMS, d’après l’hebdomadaire allemand qui assure posséder les messages en question.

 

Et visiblement, celui qui vient de signer au Real Madrid quelques mois plus tôt est surtout intéressé par le montant de la somme à débourser. “Ça doit être moins !”, envoie-t-il par exemple à son avocat Osorio de Castro qui lui indique qu’un premier accord à 660.000 euros est évoqué. Un agacement qui tranche avec son silence quand on l’informe par SMS des larmes de Susan K. – son nom a été modifié – pendant les discussions qui se tiennent aux États-Unis. Glauque.

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CR7 devient “Topher”

Dur à croire ? Der Spiegel va pourtant encore plus loin. Le journal allemand publie des documents de l’accord signé entre Susan K. et Cristiano Ronaldo, découverts pendant l’enquête autour de Football Leaks, une affaire révélée en France par Mediapart. CR7 y apparaît sous le pseudonyme “Topher”, comme le cela est écrit noir sur blanc avec la mention et la signature de Cristiano Ronaldo, en bas de l’accord. “Il n’y a donc aucune raison de douter de l’authencitié du document”, assure Der Spiegel.

 

Si les avocats de Cristiano Ronaldo ont mis en doute le témoignage de cette femme qui “refuse de confirmer les accusations”, la réponse du journal est simple : le contrat l’empêche toujours de parler. L’accord passé entre les deux parties indique qu’elle devra rendre la somme et verser des pénalités si elle rend l’affaire publique, raison pour laquelle Susan K. refuse de parler au journal.

 

 

C’est la meilleure façon de s’en sortir”

Der Spiegel revient également sur la rencontre entre Cristiano Ronaldo et la présumée victime en 2009. Les deux auraient flirté en boîte à Las Vegas avant de terminer la soirée dans la suite du joueur au Palms Place Hotel. Si CR7 a contesté les faits, parlant d’un rapport consenti, la jeune femme écrit dans une lettre écrite quelques mois plus tard qu’elle a été forcée d’avoir une relation anale après avoir pourtant dit “non” à plusieurs reprises. Dans les heures suivantes, Susan K. va appeler la police et sera examinée par des médecins qui constateront des plaies au niveau de la zone anale. Elle décrit alors l’auteur du viol comme une “célébrité”, sans donner son identité. “Elle avait peur qu’il lui arrive quelque chose et peur des fans du joueur”, explique l’un des avocats de la jeune femme qui voulait éviter un procès.

 

Le 12 janvier 2010, un accord est finalement trouvé pour 260.000 euros. “Je sais que c’est beaucoup d’argent mais je pense que c’est la meilleure façon de s’en sortir”, lui écrit son avocat Osorio de Castro, toujours par SMS. Les avocats de CR7 décident alors de faire un virement depuis un compte enregistré aux îles Vierges britanniques, où sont placés les revenus touchés par le joueur pour ses contrats publicitaires afin d’esquiver le fisc espagnol, selon Football Leaks. Grâce à ce système, CR7 est déjà accusé d’avoir dissimulé 150 millions d’euros au Trésor public outre-Pyrénées.